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2ᵉ Bac · Sciences Maths · Chapitre 2

Limite d'une suite numérique

Le chapitre des suites en Sciences Mathématiques dépasse le cadre de l'analyse courante. Ce cours aborde, au-delà de la monotonie et des limites de référence, les suites adjacentes, les suites définies par uₙ₊₁ = f(uₙ) avec une fonction contractante, et la démonstration rigoureuse par récurrence. Vous y travaillerez la rédaction attendue en SM : encadrer pour conclure, justifier chaque passage à la limite, prouver la convergence avant de calculer la limite. L'exercice de suites, fréquent dans les examens nationaux, exige une rédaction irréprochable autant qu'un calcul juste. Le cours met l'accent sur cette rigueur de raisonnement propre à la filière.

1 · Résumé du cours

Une suite n'est qu'une fonction dont la variable est un entier : tout le chapitre des limites s'applique encore. Ce qui change, c'est la façon de raisonner — on ne calcule pas toujours la limite, on la prouve par comparaison ou par monotonie, souvent par récurrence.

1.1 Qu'est-ce qu'une suite ?

Définition Une suite numérique (un)(u_n) associe à tout entier nn un réel unu_n. Elle peut être définie :
  • explicitement : un=f(n)u_n=f(n) — on calcule unu_n directement ;
  • par récurrence : u0u_0 donné et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) — il faut connaître unu_n pour obtenir un+1u_{n+1}.

1.2 Les deux suites de référence

Arithmétique & géométrique
  • Arithmétique de raison rr : un+1=un+ru_{n+1}=u_n+r, d'où un=u0+nr=up+(np)ru_n=u_0+nr=u_p+(n-p)r.
  • Géométrique de raison qq : un+1=qunu_{n+1}=q\,u_n, d'où un=u0qn=upqnpu_n=u_0\,q^{\,n}=u_p\,q^{\,n-p}.

1.3 Sommes de termes consécutifs

Formules Pour une somme de upu_p à unu_n (soit np+1n-p+1 termes) : arithmeˊtique :k=pnuk=(np+1)up+un2=(nb termes)×premier+dernier2.\text{arithmétique :}\quad \sum_{k=p}^{n}u_k=(n-p+1)\,\frac{u_p+u_n}{2}=(\text{nb termes})\times\frac{\text{premier}+\text{dernier}}{2}. geˊomeˊtrique (q1):k=pnuk=up1qnp+11q=(premier)×1qnb termes1q.\text{géométrique }(q\neq1):\quad \sum_{k=p}^{n}u_k=u_p\,\frac{1-q^{\,n-p+1}}{1-q}=(\text{premier})\times\frac{1-q^{\,\text{nb termes}}}{1-q}. En particulier k=1nk=n(n+1)2\displaystyle\sum_{k=1}^{n}k=\frac{n(n+1)}{2} et k=0nqk=1qn+11q\displaystyle\sum_{k=0}^{n}q^{k}=\frac{1-q^{\,n+1}}{1-q}.
Compter les termes Le piège classique : le nombre de termes de up++unu_p+\dots+u_n est np+1n-p+1 (et non npn-p). Une fois ce compte fait : « nombre de termes ×\times moyenne des extrêmes » (arithmétique), « premier ×1qnb1q\times\frac{1-q^{\text{nb}}}{1-q} » (géométrique).

1.4 Monotonie & suites bornées

Définitions
  • Croissante si un+1unu_{n+1}\ge u_n pour tout nn ; décroissante si un+1unu_{n+1}\le u_n.
  • Majorée s'il existe MM tel que unMu_n\le M ; minorée s'il existe mm tel que unmu_n\ge m.
  • Bornée si elle est majorée et minorée.
Étudier la monotonie Trois techniques selon la forme de unu_n : signe de un+1unu_{n+1}-u_n (la plus courante) ; si un>0u_n>0, comparer le quotient un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} à 11 ; si un=f(n)u_n=f(n), étudier les variations de ff sur [0,+[[0,+\infty[.

1.5 Suite convergente, suite divergente

Définitions intuitives
  • (un)(u_n) converge vers \ell si unu_n devient aussi proche que l'on veut de \ell dès que nn est assez grand : limn+un=\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\ell.
  • (un)(u_n) diverge vers ++\infty si unu_n dépasse tout réel dès que nn est assez grand.
Divergente ne veut pas dire « infinie » Une suite est divergente dès qu'elle ne converge pas. Deux cas très différents : elle tend vers ±\pm\infty (ex. un=n2u_n=n^{2}) ; ou elle n'a aucune limite — un=(1)nu_n=(-1)^{n} oscille entre 1-1 et 11 sans se stabiliser, tout en étant bornée. Retenez : bornée n'implique pas convergente.

1.6 La définition formelle : le langage des « ε\varepsilon »

Limite finie, version rigoureuse limn+un=    (ε>0)(NN)(nN)nN  un<ε.\lim_{n\to+\infty}u_n=\ell\iff \big(\forall\varepsilon>0\big)\,\big(\exists N\in\mathbb{N}\big)\,\big(\forall n\in\mathbb{N}\big)\quad n\ge N\ \Longrightarrow\ |u_n-\ell|<\varepsilon. Quelle que soit la bande ]ε, +ε[]\ell-\varepsilon,\ \ell+\varepsilon[ choisie autour de \ell, tous les termes y entrent à partir d'un certain rang NN — et n'en ressortent plus.
Limite infinie limn+un=+    (B>0)(NN)(nN)nN  un>B.\lim_{n\to+\infty}u_n=+\infty\iff \big(\forall B>0\big)\,\big(\exists N\in\mathbb{N}\big)\,\big(\forall n\in\mathbb{N}\big)\quad n\ge N\ \Longrightarrow\ u_n>B.
Le rang NN dépend de ε\varepsilon L'ordre des quantificateurs est tout : ε\varepsilon est donné d'abord, NN construit ensuite en fonction de ε\varepsilon. Méthode : on résout l'inéquation un<ε|u_n-\ell|<\varepsilon d'inconnue nn, et on prend N=valeur+1N=\big\lfloor\text{valeur}\big\rfloor+1.

1.7 Unicité de la limite

Propriété Si une suite converge, sa limite est unique. De plus, toute suite convergente est bornée (la réciproque étant fausse).

1.8 Limites usuelles & formes indéterminées

Limites usuelles limn+1n=0,limn+1n2=0,limn+1n=0,\lim_{n\to+\infty}\frac1n=0,\quad \lim_{n\to+\infty}\frac1{n^{2}}=0,\quad \lim_{n\to+\infty}\frac1{\sqrt n}=0, limn+n=+,limn+n=+,limn+nk=+ (k>0).\lim_{n\to+\infty}n=+\infty,\quad \lim_{n\to+\infty}\sqrt n=+\infty,\quad \lim_{n\to+\infty}n^{k}=+\infty\ (k>0).
Les F.I. : rien de nouveau Les opérations sur les limites de suites sont exactement celles des fonctions, et les quatre F.I. sont les mêmes : , 00, , 0×\frac{\infty}{\infty},\ \frac00,\ \infty-\infty,\ 0\times\infty. Les méthodes du chapitre 1 s'appliquent telles quelles : factoriser par le terme dominant, quantité conjuguée.

1.9 Critères de convergence

Le cœur du chapitre : ces théorèmes permettent de prouver qu'une limite existe, même sans savoir la calculer.

Théorème des gendarmes Si, à partir d'un certain rang, unvnwnu_n\le v_n\le w_n et limun=limwn=\displaystyle\lim u_n=\lim w_n=\ell, alors (vn)(v_n) converge et limvn=\displaystyle\lim v_n=\ell.
Déclencheur : un sinn\sin n ou cosn\cos n ? On ne sait pas le calculer, mais 1sinn1-1\le\sin n\le1 — point de départ de l'encadrement.
Divergence par comparaison À partir d'un certain rang : si unvnu_n\ge v_n et limvn=+\lim v_n=+\infty, alors limun=+\lim u_n=+\infty ; si unvnu_n\le v_n et limvn=\lim v_n=-\infty, alors limun=\lim u_n=-\infty. « Plus grand que l'infini \Rightarrow infini. »
Convergence monotone Toute suite croissante et majorée converge ; toute suite décroissante et minorée converge. Toute suite croissante non majorée tend vers ++\infty.
Ce que le théorème ne dit PAS Il prouve que la limite existe, mais ne la donne pas. Et \ell n'est pas forcément égale au majorant MM : on sait seulement M\ell\le M.

1.10 Suites adjacentes

Définition (un)(u_n) et (vn)(v_n) sont adjacentes si l'une est croissante, l'autre décroissante, et limn+(vnun)=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}(v_n-u_n)=0.
Théorème Deux suites adjacentes ((un)(u_n) croissante, (vn)(v_n) décroissante) convergent vers la même limite \ell, et pour tout nn : unvnu_n\le\ell\le v_n. Cet encadrement est d'autant plus fin que nn est grand — la méthode reine pour approcher un réel qu'on ne sait pas calculer.

1.11 Les suites particulières

Suites un=f(n)u_n=f(n) Si limx+f(x)=L\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=L, alors limn+f(n)=L\displaystyle\lim_{n\to+\infty}f(n)=L. La réciproque est fausse : f(x)=sin(2πx)f(x)=\sin(2\pi x) donne f(n)=0f(n)=0 pour tout entier alors que ff n'a pas de limite.
Suites géométriques qnq^{\,n} limn+qn={0si q<1,1si q=1,+si q>1,pas de limitesi q1.\lim_{n\to+\infty}q^{\,n}=\begin{cases}0 & \text{si } |q|<1,\\ 1 & \text{si } q=1,\\ +\infty & \text{si } q>1,\\ \text{pas de limite} & \text{si } q\le-1.\end{cases} C'est q|q| qui décide de la convergence vers 00 ; le signe ne fait qu'alterner les termes.
Suites vn=f(un)v_n=f(u_n) & récurrentes Si limun=a\lim u_n=a et ff continue en aa, alors limf(un)=f(a)\lim f(u_n)=f(a). Conséquence : si un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) converge vers \ell et ff continue en \ell, alors \ell est un point fixe : =f()\boxed{\ell=f(\ell)}.
L'erreur qui coûte tous les points Ce théorème suppose que la suite converge déjà. Résoudre =f()\ell=f(\ell) sans avoir prouvé la convergence donne un candidat, pas une limite. Ordre imposé : prouver la convergence (monotone + bornée, par récurrence) ; résoudre =f()\ell=f(\ell) et écarter les solutions incompatibles.
ℓ = f(ℓ) y = x (C : f)
Lecture graphique d'une suite récurrente : on rebondit entre (Cf)(C_f) et la droite y=xy=x. L'escalier converge vers le point fixe \ell.

1.12 Suites arithmético-géométriques

Définition (un)(u_n) est arithmético-géométrique s'il existe a1a\neq1 et bb tels que un+1=aun+bu_{n+1}=a\,u_n+b pour tout nn.
La ramener à une suite géométrique (point fixe) Point fixe : =a+b\ell=a\,\ell+b, soit =b1a\ell=\frac{b}{1-a}. Poser vn=unv_n=u_n-\ell : alors vn+1=avnv_{n+1}=a\,v_n, donc (vn)(v_n) est géométrique de raison aa. D'où un=+(u0)an\boxed{u_n=\ell+(u_0-\ell)\,a^{n}}. Si a<1|a|<1, alors an0a^{n}\to0 et unu_n\to\ell.

1.13 Méthode de contraction (approche SM)

Inégalité de contraction Soit ff dérivable sur un intervalle II stable par ff, contenant le point fixe \ell. S'il existe kk avec 0k<10\le k<1 tel que f(x)k|f'(x)|\le k sur II, alors pour un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) à valeurs dans II : un+1kund’ouˋunknu0.|u_{n+1}-\ell|\le k\,|u_n-\ell|\qquad\text{d'où}\qquad |u_n-\ell|\le k^{\,n}\,|u_0-\ell|. Comme 0k<10\le k<1, kn0k^{n}\to0, donc (un)(u_n) converge vers \ell.
D'où vient l'inégalité On écrit un+1=f(un)f()u_{n+1}-\ell=f(u_n)-f(\ell), puis on applique l'inégalité des accroissements finis : f(un)f()kun|f(u_n)-f(\ell)|\le k\,|u_n-\ell|. L'erreur est divisée par au moins 1k\frac1k à chaque rang : convergence géométrique, très rapide.

2 · Feuille de route

L'ordre conseillé pour maîtriser le chapitre.

1

Suites de référence & sommes

Arithmétique / géométrique, formules de somme, compter les termes.

2

Monotonie & bornes

Signe de un+1unu_{n+1}-u_n, quotient, variations de ff.

3

Limites & définition « ε\varepsilon »

Limites usuelles, F.I. (chapitre 1), démonstration avec le rang NN.

4

Critères de convergence

Gendarmes, comparaison, convergence monotone, suites adjacentes.

5

Suites particulières

qnq^{n}, f(n)f(n), récurrentes & point fixe.

6

Arithmético-géo & contraction

vn=unv_n=u_n-\ell, inégalité fk<1|f'|\le k<1.

3 · Exercices choisis

Une sélection couvrant chaque compétence clé, avec correction guidée.

Limites · terme dominant & qnq^n

Exercice 1

Calculer limn+n2n2n2+1\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\frac{n^{2}-n}{2n^{2}+1}, puis limn+(13)n\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\Big(\frac13\Big)^{n}.

Voir la correction

a) Forme \frac{\infty}{\infty}, on factorise par n2n^{2} : n2(11n)n2(2+1n2)=11n2+1n212\dfrac{n^{2}(1-\frac1n)}{n^{2}(2+\frac1{n^{2}})}=\dfrac{1-\frac1n}{2+\frac1{n^{2}}}\to\dfrac12. b) Géométrique de raison 13\frac13, 13<1|\frac13|<1 donc 0\to0.

Gendarmes · un sinus

Exercice 2

Soit un=sinnnu_n=\dfrac{\sin n}{n} (n1n\ge1). Montrer que (un)(u_n) converge et donner sa limite.

Voir la correction

On encadre : 1sinn1-1\le\sin n\le1. Comme n>0n>0, 1nsinnn1n-\frac1n\le\frac{\sin n}{n}\le\frac1n. Les deux gendarmes tendent vers 00 ⇒ (encadrement) limn+sinnn=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\frac{\sin n}{n}=0. ∎

Définition « ε\varepsilon »

Exercice 3

Montrer, avec la définition, que limn+2n+1n=2\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\frac{2n+1}{n}=2.

Voir la correction

Soit ε>0\varepsilon>0. Pour n1n\ge1, 2n+1n2=1n\big|\frac{2n+1}{n}-2\big|=\frac1n. Or 1n<ε    n>1ε\frac1n<\varepsilon\iff n>\frac1\varepsilon : on pose N=1ε+1N=\lfloor\frac1\varepsilon\rfloor+1. Pour tout nNn\ge N, 2n+1n2<ε\big|\frac{2n+1}{n}-2\big|<\varepsilon. ∎

Suite récurrente · récurrence + point fixe

Exercice 4

(un)(u_n) : u0=1u_0=1, un+1=un+2u_{n+1}=\sqrt{u_n+2}. Montrer que 0un20\le u_n\le2, que (un)(u_n) est croissante, puis calculer sa limite.

Voir la correction

Bornée : u0=1[0;2]u_0=1\in[0;2]. Si 0un20\le u_n\le2 alors 2un+242\le u_n+2\le4, et par croissance de la racine 2un+12\sqrt2\le u_{n+1}\le20un+120\le u_{n+1}\le2. Croissante : un+12un2=(un2)(un+1)0u_{n+1}^{2}-u_n^{2}=-(u_n-2)(u_n+1)\ge0 car (un2)0(u_n-2)\le0 et (un+1)>0(u_n+1)>0 ; termes positifs ⇒ un+1unu_{n+1}\ge u_n. Limite : croissante majorée ⇒ converge vers \ell ; f(x)=x+2f(x)=\sqrt{x+2} continue ⇒ =+222=0(2)(+1)=0\ell=\sqrt{\ell+2}\Rightarrow\ell^{2}-\ell-2=0\Rightarrow(\ell-2)(\ell+1)=0. Comme 0\ell\ge0, on écarte 1-1 : limun=2\lim u_n=2. ∎

Arithmético-géométrique

Exercice 5

u0=5u_0=5, un+1=12un+3u_{n+1}=\frac12u_n+3. Exprimer unu_n et calculer sa limite.

Voir la correction

Point fixe : =12+3=6\ell=\frac12\ell+3\Rightarrow\ell=6. Posons vn=un6v_n=u_n-6 : vn+1=12vnv_{n+1}=\frac12v_n, v0=1v_0=-1, donc vn=(12)nv_n=-\big(\frac12\big)^{n}. Ainsi un=6(12)n6u_n=6-\big(\frac12\big)^{n}\to6 car 12<1|\frac12|<1.

Divergence · raisonnement par l'absurde

Exercice 6

Montrer que un=(1)nu_n=(-1)^{n} n'a pas de limite.

Voir la correction

Supposons unu_n\to\ell et prenons ε=1\varepsilon=1 : il existe NN tel que un<1|u_n-\ell|<1 pour nNn\ge N. Avec nn pair puis impair : 1<1|1-\ell|<1 et 1<1|-1-\ell|<1. L'inégalité triangulaire donne 2=1(1)1++1<22=|1-(-1)|\le|1-\ell|+|\ell+1|<2, soit 2<22<2 : absurde. Donc (un)(u_n) diverge. ∎

Besoin de plus d'exercices sur un point précis ? Demande à ton professeur en cours.

4 · Astuces & pièges à éviter

Astuce Les F.I. et leurs méthodes sont celles du chapitre 1 : factoriser le terme dominant.
Astuce Un sinn\sin n ou cosn\cos n ? \Rightarrow gendarmes (1sinn1-1\le\sin n\le1).
Astuce Pour qnq^{n}, c'est q|q| qui décide : q<10|q|<1\Rightarrow0.
Astuce Somme : arithmétique == nb termes ×\times moyenne des extrêmes ; géométrique =up1qnb1q=u_p\frac{1-q^{\text{nb}}}{1-q}.
Astuce Arithmético-géo : point fixe =b1a\ell=\frac{b}{1-a}, puis vn=unv_n=u_n-\ell est géométrique de raison aa.
Piège Bornée \neq convergente : (1)n(-1)^{n} le prouve.
Piège Monotone + bornée \Rightarrow convergente : le théorème prouve l'existence, pas la valeur (M\ell\le M, pas =M\ell=M).
Piège Suite récurrente : prouver la convergence d'abord, résoudre =f()\ell=f(\ell) ensuite, et écarter les solutions impossibles.
Piège Nombre de termes : de upu_p à unu_n il y en a np+1n-p+1, pas npn-p.

Formulaire à retenir

Arithmétique un=u0+nr=up+(np)ru_n=u_0+nr=u_p+(n-p)r
Géométrique un=u0qn=upqnpu_n=u_0\,q^{\,n}=u_p\,q^{\,n-p}
Somme arithmétique k=pnuk=(np+1)up+un2\displaystyle\sum_{k=p}^{n}u_k=(n-p+1)\dfrac{u_p+u_n}{2}
Somme géométrique k=0nqk=1qn+11q (q1)\displaystyle\sum_{k=0}^{n}q^{k}=\dfrac{1-q^{\,n+1}}{1-q}\ (q\neq1)
Définition « ε\varepsilon » limun=    ε>0, N, nNun<ε\lim u_n=\ell\iff \forall\varepsilon>0,\ \exists N,\ n\ge N\Rightarrow|u_n-\ell|<\varepsilon
Limites usuelles 1n, 1n2, 1n0\dfrac1n,\ \dfrac1{n^{2}},\ \dfrac1{\sqrt n}\to0 ; n, n, nk+n,\ \sqrt n,\ n^{k}\to+\infty
Gendarmes unvnwn, limun=limwn=limvn=u_n\le v_n\le w_n,\ \lim u_n=\lim w_n=\ell\Rightarrow\lim v_n=\ell
Convergence monotone croissante + majorée \Rightarrow convergente
Suites adjacentes \nearrow, \searrow, vnun0v_n-u_n\to0\Rightarrow même limite, unvnu_n\le\ell\le v_n
Suite géométrique qnq^{n} 0\to0 si q<1|q|<1 ; +\to+\infty si q>1q>1 ; div. si q1q\le-1
Point fixe un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) converge, ff continue =f()\Rightarrow\ell=f(\ell)
Arithmético-géo =b1a\ell=\dfrac{b}{1-a}, un=+(u0)anu_n=\ell+(u_0-\ell)a^{n}
Contraction fk<1unknu0|f'|\le k<1\Rightarrow|u_n-\ell|\le k^{n}|u_0-\ell|
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