Aller au contenu principal
MathExcellence
← Tous les examens SM

2ᵉ Bac · Sciences Maths · Examen national de mathématiques

2023Session de rattrapage

الامتحان الوطني في مادة الرياضيات — الثانية باكالوريا علوم رياضية 2023 (الدورة الاستدراكية) مع التصحيح

Télécharger le sujet officiel (PDF) ↗

Corrigé détaillé de l'examen national de mathématiques — 2ᵉ Bac Sciences Mathématiques (A) et (B), session de rattrapage 2023. L'épreuve (durée 4 h, coefficient 9) comporte quatre exercices indépendants : un long exercice d'analyse (famille de fonctions fn=x(lnx)nf_n=\sqrt x(\ln x)^n, suite récurrente, volume de révolution), un exercice sur les nombres complexes (système non linéaire, géométrie du cercle unité), un exercice sur les structures algébriques (sous-groupe de matrices, isomorphismes, corps commutatif) et un exercice d'arithmétique (somme géométrique modulo un premier, théorème de Fermat). Chaque question est reprise puis résolue pas à pas. Le sujet officiel est téléchargeable en haut de page.

Exercice 1 · Analyse (10 points)

Énoncé — Partie I

Pour chaque entier naturel non nul nn, on considère la fonction fnf_n définie sur I=[0,+[I=[0,+\infty[ par :

x]0,+[,fn(x)=x(lnx)netfn(0)=0.\forall\,x\in\,]0,+\infty[,\quad f_n(x)=\sqrt{x}\,(\ln x)^{n}\qquad\text{et}\qquad f_n(0)=0.

On note (Cn)(\mathcal C_n) la courbe de fnf_n dans un repère orthonormé (O,i,j)(O,\vec i,\vec j).

1) a) Vérifier que x(lnx)n=(2n)n ⁣(x12nln ⁣(x12n))n\sqrt{x}\,(\ln x)^{n}=(2n)^{n}\!\left(x^{\frac{1}{2n}}\ln\!\big(x^{\frac{1}{2n}}\big)\right)^{n}, en déduire que fnf_n est continue à droite en 00.
b) Calculer limx+fn(x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f_n(x).
c) Vérifier que fn(x)x=(2n)n ⁣(ln ⁣(x12n)x12n)n\dfrac{f_n(x)}{x}=(2n)^{n}\!\left(\dfrac{\ln\!\big(x^{\frac{1}{2n}}\big)}{x^{\frac{1}{2n}}}\right)^{n}, en déduire limx+fn(x)x\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f_n(x)}{x} et interpréter géométriquement.
d) Calculer, selon la parité de nn, limx0+fn(x)x\displaystyle\lim_{x\to 0^{+}}\dfrac{f_n(x)}{x} et interpréter géométriquement.

2) a) Montrer que fnf_n est dérivable sur ]0,+[]0,+\infty[ et que fn(x)=12x(lnx)n1(2n+lnx).f_n'(x)=\frac{1}{2\sqrt{x}}\,(\ln x)^{n-1}(2n+\ln x). b) Vérifier que pour n2n\ge2, fn(x)=0f_n'(x)=0 si et seulement si x=1x=1 ou x=e2nx=e^{-2n}.
c) Étudier, selon la parité de nn, les variations de fnf_n et dresser son tableau de variations.
d) Montrer que si nn est impair et n3n\ge3, le point d'abscisse 11 est un point d'inflexion de (Cn)(\mathcal C_n).

Énoncé — Partie II

Soit β]1,e[\beta\in\,]1,e[ un réel fixé. On considère la suite (un)n1(u_n)_{n\ge1} définie par un=fn(β)u_n=f_n(\beta).

1) a) Montrer que 0<un<e0\lt u_n\lt\sqrt{e}.
b) Montrer que (un)(u_n) est décroissante.
c) Déterminer limn+un\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n.

2) a) Montrer que pour tout entier nn non nul, il existe un unique xn]1,e[x_n\in\,]1,e[ tel que fn(xn)=1f_n(x_n)=1.
b) Montrer que la suite (xn)(x_n) est croissante ; en déduire qu'elle est convergente.

3) On pose =limn+xn\ell=\displaystyle\lim_{n\to+\infty}x_n.
a) Montrer que 1<e1\lt\ell\le e.
b) Montrer que limn+(lnxn)n=1\displaystyle\lim_{n\to+\infty}(\ln x_n)^{n}=\dfrac{1}{\sqrt{\ell}}.
c) Montrer que si <e\ell\lt e alors limn+nln(lnxn)=\displaystyle\lim_{n\to+\infty}n\ln(\ln x_n)=-\infty.
d) En déduire la valeur de \ell.

Énoncé — Partie III

Pour xIx\in I, on pose F(x)=x1 ⁣(f1(t))2dtF(x)=\displaystyle\int_x^{1}\!\big(f_1(t)\big)^{2}\,dt.

1) a) Montrer que FF est continue sur II.
b) À l'aide d'une intégration par parties (deux fois), montrer que F(x)=x22ln2(x)+x22ln(x)+14(1x2).F(x)=-\frac{x^{2}}{2}\ln^{2}(x)+\frac{x^{2}}{2}\ln(x)+\frac{1}{4}(1-x^{2}).

2) a) Calculer limx0x>0F(x)\displaystyle\lim_{\substack{x\to 0\\x\gt0}}F(x).
b) En déduire F(0)F(0).
c) Calculer, en cm³, le volume du solide engendré par la rotation de la courbe (C1)(\mathcal C_1) restreinte à [0,1][0,1] autour de l'axe des abscisses (i=1cm|\vec i|=1\,\text{cm}).

Voir la solution

Partie I — 1) a) Continuité à droite en 00

Posons t=x1/(2n)t=x^{1/(2n)}, soit x=t2nx=t^{2n}. Alors x=tn\sqrt{x}=t^{n} et lnx=2nlnt\ln x=2n\ln t, d'où : x(lnx)n=tn(2nlnt)n=(2n)n(tlnt)n=(2n)n ⁣(x12nln ⁣(x12n))n.\sqrt{x}\,(\ln x)^{n}=t^{n}\,(2n\ln t)^{n}=(2n)^{n}\,(t\ln t)^{n}=(2n)^{n}\!\left(x^{\frac{1}{2n}}\ln\!\big(x^{\frac{1}{2n}}\big)\right)^{n}.

Quand x0+x\to 0^{+}, t=x1/(2n)0+t=x^{1/(2n)}\to 0^{+} et tlnt0t\ln t\to 0, donc (tlnt)n0(t\ln t)^{n}\to 0. Ainsi : limx0+fn(x)=(2n)n0=0=fn(0),\lim_{x\to 0^{+}}f_n(x)=(2n)^{n}\cdot 0=0=f_n(0), ce qui prouve que fnf_n est continue à droite en 00. ∎

Partie I — 1) b) Limite en ++\infty

Pour x+x\to+\infty : x+\sqrt{x}\to+\infty et (lnx)n+(\ln x)^{n}\to+\infty, donc limx+fn(x)=+.\boxed{\lim_{x\to+\infty}f_n(x)=+\infty.}

Partie I — 1) c) Branche parabolique

Avec la même substitution : fn(x)x=x(lnx)nx=(lnx)nx=(2n)n ⁣(ln ⁣(x1/(2n))x1/(2n))n.\frac{f_n(x)}{x}=\frac{\sqrt{x}\,(\ln x)^{n}}{x}=\frac{(\ln x)^{n}}{\sqrt{x}}=(2n)^{n}\!\left(\frac{\ln\!\big(x^{1/(2n)}\big)}{x^{1/(2n)}}\right)^{n}.

Quand x+x\to+\infty, x1/(2n)+x^{1/(2n)}\to+\infty et lnuu0\dfrac{\ln u}{u}\to 0 quand u+u\to+\infty, donc chaque facteur tend vers 00. Ainsi : limx+fn(x)x=0.\lim_{x\to+\infty}\frac{f_n(x)}{x}=0.

Interprétation : (Cn)(\mathcal C_n) admet une branche parabolique de direction l'axe des abscisses en ++\infty. ∎

Partie I — 1) d) Demi-tangente en OO selon la parité de nn

Pour x0+x\to 0^{+} : fn(x)x=(lnx)nx.\frac{f_n(x)}{x}=\frac{(\ln x)^{n}}{\sqrt{x}}.

Posons t=1/x+t=1/x\to+\infty. Alors lnx=lnt\ln x=-\ln t et x=1/t\sqrt{x}=1/\sqrt{t}, d'où : fn(x)x=(lnt)n1/t=(1)n(lnt)ntt11=(1)nt(lnt)nt.\frac{f_n(x)}{x}=\frac{(-\ln t)^{n}}{1/\sqrt{t}}=(-1)^{n}\frac{(\ln t)^{n}}{\sqrt{t}}\cdot\sqrt{t}\cdot\frac{1}{1}=(-1)^{n}\,\sqrt{t}\,\frac{(\ln t)^{n}}{t}.

Oups, reprenons plus simplement. (lnx)nx\dfrac{(\ln x)^n}{\sqrt{x}} quand x0+x\to0^+ : posons u=1/x+u=1/x\to+\infty. (lnx)nx=(lnu)n1/u=(1)nu(lnu)n(1)n(+).\frac{(\ln x)^n}{\sqrt{x}} = \frac{(-\ln u)^n}{1/\sqrt{u}} = (-1)^n\,\sqrt{u}\,(\ln u)^n \to (-1)^n\cdot(+\infty).

Si nn est pair : fn(x)x+\dfrac{f_n(x)}{x}\to+\infty. La demi-tangente en OO à droite est verticale dirigée vers le haut.
Si nn est impair : fn(x)x\dfrac{f_n(x)}{x}\to-\infty. La demi-tangente en OO à droite est verticale dirigée vers le bas. ∎

Partie I — 2) a) Dérivabilité et expression de fnf_n'

Pour x>0x\gt 0, fn(x)=x(lnx)nf_n(x)=\sqrt{x}\,(\ln x)^{n}. Par dérivation du produit : fn(x)=12x(lnx)n+xn(lnx)n1x=(lnx)n2x+n(lnx)n1x.f_n'(x)=\frac{1}{2\sqrt{x}}\,(\ln x)^{n}+\sqrt{x}\cdot\frac{n(\ln x)^{n-1}}{x}=\frac{(\ln x)^{n}}{2\sqrt{x}}+\frac{n(\ln x)^{n-1}}{\sqrt{x}}.

On factorise par (lnx)n12x\dfrac{(\ln x)^{n-1}}{2\sqrt{x}} : fn(x)=(lnx)n12x(lnx+2n)=12x(lnx)n1(2n+lnx).f_n'(x)=\frac{(\ln x)^{n-1}}{2\sqrt{x}}\Big(\ln x+2n\Big)=\frac{1}{2\sqrt{x}}\,(\ln x)^{n-1}(2n+\ln x).\quad∎

Partie I — 2) b) fn(x)=0f_n'(x)=0 pour n2n\ge 2

fn(x)=0f_n'(x)=0(lnx)n1=0(\ln x)^{n-1}=0 ou 2n+lnx=02n+\ln x=0.

- (lnx)n1=0(\ln x)^{n-1}=0lnx=0\ln x=0x=1x=1.
- 2n+lnx=02n+\ln x=0lnx=2n\ln x=-2nx=e2nx=e^{-2n}.

Pour n2n\ge 2, e2n1e^{-2n}\ne 1, donc les deux solutions sont x=1\boxed{x=1} et x=e2n\boxed{x=e^{-2n}}. ∎

Partie I — 2) c) Variations de fnf_n selon la parité de nn

Le signe de fn(x)=12x(lnx)n1(2n+lnx)f_n'(x)=\dfrac{1}{2\sqrt{x}}\,(\ln x)^{n-1}(2n+\ln x) dépend des facteurs (lnx)n1(\ln x)^{n-1} et (2n+lnx)(2n+\ln x).

Notons a=e2n<1a=e^{-2n}\lt 1. Sur ]0,+[]0,+\infty[, 2n+lnx>02n+\ln x\gt 0x>e2n=ax\gt e^{-2n}=a.

Cas nn pair

(lnx)n1(\ln x)^{n-1} a le signe de lnx\ln x (puissance impaire n1n-1).

- Sur ]0,a[]0,a[ : lnx<0\ln x\lt 0 et 2n+lnx<02n+\ln x\lt 0, donc fn>0f_n'\gt 0 : fnf_n croissante.
- Sur ]a,1[]a,1[ : lnx<0\ln x\lt 0 et 2n+lnx>02n+\ln x\gt 0, donc fn<0f_n'\lt 0 : fnf_n décroissante.
- Sur ]1,+[]1,+\infty[ : lnx>0\ln x\gt 0 et 2n+lnx>02n+\ln x\gt 0, donc fn>0f_n'\gt 0 : fnf_n croissante.

Maximum local en x=a=e2nx=a=e^{-2n} : fn(a)=e2n(2n)n=en(2n)nf_n(a)=\sqrt{e^{-2n}}\,(-2n)^{n}=e^{-n}\,(2n)^{n}.
Minimum local en x=1x=1 : fn(1)=0f_n(1)=0.

Cas nn impair

(lnx)n10(\ln x)^{n-1}\ge 0 toujours (puissance paire n1n-1).

- Sur ]0,a[]0,a[ : 2n+lnx<02n+\ln x\lt 0, donc fn0f_n'\le 0 : fnf_n décroissante.
- Sur ]a,+[]a,+\infty[ : 2n+lnx>02n+\ln x\gt 0, donc fn0f_n'\ge 0 : fnf_n croissante.

Minimum en x=a=e2nx=a=e^{-2n} : fn(a)=en(2n)n=en(2n)nf_n(a)=e^{-n}\,(-2n)^{n}=-e^{-n}\,(2n)^{n}.
fn(1)=0f_n(1)=0 n'est pas un extremum (la dérivée s'annule mais ne change pas de signe).

Partie I — 2) d) Point d'inflexion pour nn impair, n3n\ge 3

Pour nn impair, fn(x)=(lnx)n12x(2n+lnx)f_n'(x)=\dfrac{(\ln x)^{n-1}}{2\sqrt{x}}\,(2n+\ln x). Puisque n1n-1 est pair, (lnx)n10(\ln x)^{n-1}\ge 0 et 2n+lnx>02n+\ln x\gt 0 au voisinage de x=1x=1 (car 2n+0=2n>02n+0=2n\gt0).

Ainsi fn(x)0f_n'(x)\ge 0 et fn(1)=0f_n'(1)=0. La dérivée s'annule en x=1x=1 sans changer de signe. Étudions fnf_n'' :

Le facteur (lnx)n1(\ln x)^{n-1} avec n12n-1\ge 2 pair s'annule en x=1x=1. Au voisinage de x=1x=1, le terme dominant est (lnx)n1(\ln x)^{n-1} qui est positif des deux côtés. Plus précisément, fnf_n' se comporte comme 2n2(lnx)n1=n(lnx)n1\dfrac{2n}{2}\,(\ln x)^{n-1}=n(\ln x)^{n-1} près de x=1x=1.

Pour n3n\ge 3 impair, n12n-1\ge 2 est pair, donc (lnx)n1(\ln x)^{n-1} a un minimum local nul en x=1x=1 et est convexe à gauche, concave à droite (ou vice-versa). Le passage par un ordre pair de tangence à zéro de fnf_n' implique un changement de concavité de fnf_n en x=1x=1 : c'est un point d'inflexion. ∎

Partie II — 1) a) Encadrement de unu_n

un=fn(β)=β(lnβ)nu_n=f_n(\beta)=\sqrt{\beta}\,(\ln\beta)^{n}. Puisque β]1,e[\beta\in\,]1,e[, on a 0<lnβ<10\lt\ln\beta\lt 1 et β>0\sqrt{\beta}\gt 0.

Donc un=β(lnβ)n>0u_n=\sqrt{\beta}\,(\ln\beta)^{n}\gt 0 (produit de deux termes positifs).

D'autre part, 0<lnβ<10\lt\ln\beta\lt 1 entraîne (lnβ)n<1(\ln\beta)^{n}\lt 1, et β<e\sqrt{\beta}\lt\sqrt{e}, d'où : un=β(lnβ)n<e1=e.u_n=\sqrt{\beta}\,(\ln\beta)^{n}\lt\sqrt{e}\cdot 1=\sqrt{e}. Conclusion : 0<un<e\boxed{0\lt u_n\lt\sqrt{e}}. ∎

Partie II — 1) b) (un)(u_n) décroissante

un+1un=β(lnβ)n+1β(lnβ)n=lnβ\dfrac{u_{n+1}}{u_n}=\dfrac{\sqrt{\beta}\,(\ln\beta)^{n+1}}{\sqrt{\beta}\,(\ln\beta)^{n}}=\ln\beta.

Or 0<lnβ<10\lt\ln\beta\lt 1, donc un+1<unu_{n+1}\lt u_n : la suite (un)(u_n) est strictement décroissante. ∎

Partie II — 1) c) Limite de (un)(u_n)

un=β(lnβ)nu_n=\sqrt{\beta}\,(\ln\beta)^{n}. Puisque lnβ<1|\ln\beta|\lt 1, on a (lnβ)n0(\ln\beta)^{n}\to 0, donc limn+un=0\boxed{\lim_{n\to+\infty}u_n=0}. ∎

Partie II — 2) a) Existence et unicité de xn]1,e[x_n\in\,]1,e[

Sur ]1,e[]1,e[, pour nn pair ou impair, fnf_n est strictement croissante (car lnx>0\ln x\gt 0 et 2n+lnx>02n+\ln x\gt 0, donc fn>0f_n'\gt 0).

fn(1)=10n=0<1f_n(1)=\sqrt{1}\cdot 0^{n}=0\lt 1 et fn(e)=e1n=e1,65>1f_n(e)=\sqrt{e}\cdot 1^{n}=\sqrt{e}\approx 1{,}65\gt 1.

Par le théorème de la bijection, l'équation fn(x)=1f_n(x)=1 admet une unique solution xn]1,e[x_n\in\,]1,e[. ∎

Partie II — 2) b) (xn)(x_n) croissante et convergente

On a fn(xn)=1f_n(x_n)=1 et fn+1(xn)=xn(lnxn)n+1=fn(xn)lnxn=lnxnf_{n+1}(x_n)=\sqrt{x_n}\,(\ln x_n)^{n+1}=f_n(x_n)\cdot\ln x_n=\ln x_n.

Puisque xn]1,e[x_n\in\,]1,e[, on a 0<lnxn<10\lt\ln x_n\lt 1, donc fn+1(xn)=lnxn<1=fn+1(xn+1)f_{n+1}(x_n)=\ln x_n\lt 1=f_{n+1}(x_{n+1}).

fn+1f_{n+1} étant strictement croissante sur ]1,e[]1,e[, on en déduit xn<xn+1x_n\lt x_{n+1} : la suite est croissante.

De plus xn<ex_n\lt e pour tout nn, donc (xn)(x_n) est croissante et majorée : elle converge. ∎

Partie II — 3) a) 1<e1\lt\ell\le e

(xn)(x_n) est croissante avec x1>1x_1\gt 1, donc =limxnx1>1\ell=\lim x_n\ge x_1\gt 1. De plus xn<ex_n\lt e pour tout nn, donc e\ell\le e par passage à la limite. Ainsi 1<e\boxed{1\lt\ell\le e}. ∎

Partie II — 3) b) lim(lnxn)n=1/\lim(\ln x_n)^{n}=1/\sqrt{\ell}

De fn(xn)=1f_n(x_n)=1, soit xn(lnxn)n=1\sqrt{x_n}\,(\ln x_n)^{n}=1, on tire : (lnxn)n=1xn.(\ln x_n)^{n}=\frac{1}{\sqrt{x_n}}. En passant à la limite : limn+(lnxn)n=1\displaystyle\lim_{n\to+\infty}(\ln x_n)^{n}=\frac{1}{\sqrt{\ell}}. ∎

Partie II — 3) c) Si <e\ell\lt e, alors limnln(lnxn)=\lim n\ln(\ln x_n)=-\infty

Si <e\ell\lt e, alors pour nn assez grand, xn<ex_n\lt e, donc lnxn<1\ln x_n\lt 1, soit ln(lnxn)<0\ln(\ln x_n)\lt 0.

De (lnxn)n=1/xn(\ln x_n)^{n}=1/\sqrt{x_n}, on prend le logarithme : nln(lnxn)=ln ⁣(1xn)=12lnxn.n\ln(\ln x_n)=\ln\!\Big(\frac{1}{\sqrt{x_n}}\Big)=-\frac{1}{2}\ln x_n.

Or lnxnln>0\ln x_n\to\ln\ell\gt 0 (car >1\ell\gt 1), donc nln(lnxn)=lnxn2n\ln(\ln x_n)=-\dfrac{\ln x_n}{2}. Ceci tend vers ln2-\dfrac{\ln\ell}{2}, qui est fini et négatif…

En fait, vérifions : nln(lnxn)=12lnxn12lnn\ln(\ln x_n)=-\frac12\ln x_n\to-\frac12\ln\ell, une constante finie. Mais l'énoncé dit de montrer que cela tend vers -\infty, ce qui est contradictoire si \ell est fini.

Reprenons. De (lnxn)n=1/xn(\ln x_n)^n = 1/\sqrt{x_n}, on a nln(lnxn)=12lnxnn\ln(\ln x_n) = -\frac12\ln x_n. Puisque lnxnln]0,1[\ln x_n \to \ln\ell \in\,]0,1[ (car 1<<e1\lt\ell\lt e), le membre de gauche est nn fois une quantité négative convergente. Comme ln(lnxn)ln(ln)<0\ln(\ln x_n)\to\ln(\ln\ell)\lt 0 (car ln<1\ln\ell\lt 1), on a : nln(lnxn)nln(ln)n+.n\ln(\ln x_n)\sim n\ln(\ln\ell)\xrightarrow[n\to+\infty]{}-\infty. Donc limn+nln(lnxn)=\boxed{\lim_{n\to+\infty}n\ln(\ln x_n)=-\infty}. ∎

Partie II — 3) d) Valeur de \ell

Si <e\ell\lt e, la partie 3c donne nln(lnxn)n\ln(\ln x_n)\to-\infty, c'est-à-dire (lnxn)n0(\ln x_n)^n\to 0. Mais la partie 3b dit (lnxn)n1/>0(\ln x_n)^n\to 1/\sqrt{\ell}\gt 0 : contradiction.

Donc e\ell\not\lt e, et comme e\ell\le e, on conclut =e\boxed{\ell=e}. ∎

Partie III — 1) a) Continuité de FF

f1(t)=tlntf_1(t)=\sqrt{t}\,\ln t pour t>0t\gt 0, donc (f1(t))2=t(lnt)2\big(f_1(t)\big)^{2}=t(\ln t)^{2}, qui est continue sur ]0,+[]0,+\infty[.

Pour x>0x\gt 0, F(x)=x1t(lnt)2dtF(x)=\int_x^{1}t(\ln t)^{2}\,dt est une intégrale à bornes continues d'une fonction continue : FF est continue sur ]0,+[]0,+\infty[. En x=0x=0, la continuité de f1f_1 en 00 (avec f1(0)=0f_1(0)=0) assure que (f1)2(f_1)^2 est continue sur [0,1][0,1], donc F(0)=01t(lnt)2dtF(0)=\int_0^{1}t(\ln t)^{2}\,dt converge et FF est continue sur I=[0,+[I=[0,+\infty[. ∎

Partie III — 1) b) Calcul de F(x)F(x) par IPP

Pour x>0x\gt 0 : F(x)=x1t(lnt)2dt.F(x)=\int_x^{1}t(\ln t)^{2}\,dt.

Première IPP : u=(lnt)2u=(\ln t)^{2}, dv=tdtdv=t\,dt, soit du=2lnttdtdu=\dfrac{2\ln t}{t}\,dt, v=t22v=\dfrac{t^{2}}{2}.

F(x)=[t22(lnt)2]x1x1t222lnttdt=x22(lnx)2x1tlntdt.F(x)=\Big[\frac{t^{2}}{2}(\ln t)^{2}\Big]_x^{1}-\int_x^{1}\frac{t^{2}}{2}\cdot\frac{2\ln t}{t}\,dt=-\frac{x^{2}}{2}(\ln x)^{2}-\int_x^{1}t\ln t\,dt.

Deuxième IPP : u=lntu=\ln t, dv=tdtdv=t\,dt, soit du=dttdu=\dfrac{dt}{t}, v=t22v=\dfrac{t^{2}}{2}.

x1tlntdt=[t22lnt]x1x1t2dt=x22lnx[t24]x1=x22lnx14+x24.\int_x^{1}t\ln t\,dt=\Big[\frac{t^{2}}{2}\ln t\Big]_x^{1}-\int_x^{1}\frac{t}{2}\,dt=-\frac{x^{2}}{2}\ln x-\Big[\frac{t^{2}}{4}\Big]_x^{1}=-\frac{x^{2}}{2}\ln x-\frac{1}{4}+\frac{x^{2}}{4}.

Donc : F(x)=x22(lnx)2(x22lnx14+x24)=x22ln2(x)+x22ln(x)+14(1x2).F(x)=-\frac{x^{2}}{2}(\ln x)^{2}-\Big(-\frac{x^{2}}{2}\ln x-\frac{1}{4}+\frac{x^{2}}{4}\Big)=-\frac{x^{2}}{2}\ln^{2}(x)+\frac{x^{2}}{2}\ln(x)+\frac{1}{4}(1-x^{2}).\quad∎

Partie III — 2) a) limx0+F(x)\lim_{x\to 0^{+}}F(x)

F(x)=x22ln2(x)+x22ln(x)+14(1x2)F(x)=-\dfrac{x^{2}}{2}\ln^{2}(x)+\dfrac{x^{2}}{2}\ln(x)+\dfrac{1}{4}(1-x^{2}).

Quand x0+x\to 0^{+} : x2ln2(x)0x^{2}\ln^{2}(x)\to 0 et x2ln(x)0x^{2}\ln(x)\to 0 (croissances comparées), d'où : limx0+F(x)=0+0+14=14.\lim_{x\to 0^{+}}F(x)=0+0+\frac{1}{4}=\boxed{\frac{1}{4}}.\quad∎

Partie III — 2) b) F(0)F(0)

Par continuité de FF en 00 (question 1a) : F(0)=limx0+F(x)=14.F(0)=\lim_{x\to 0^{+}}F(x)=\boxed{\frac{1}{4}}.\quad∎

Partie III — 2) c) Volume de révolution

Le volume engendré par la rotation de (C1)(\mathcal C_1) sur [0,1][0,1] autour de l'axe des abscisses est : V=π01(f1(t))2dt=πF(0)=π4  cm3.V=\pi\int_0^{1}\big(f_1(t)\big)^{2}\,dt=\pi\,F(0)=\frac{\pi}{4}\;\text{cm}^{3}.

Donc V=π40,785  cm3\boxed{V=\dfrac{\pi}{4}\approx 0{,}785\;\text{cm}^{3}}. ∎

Exercice 2 · Nombres complexes (3,5 points)

Énoncé — Partie I

On considère dans R+2\mathbb R_{+}^{2} le système :

(S):{x ⁣(1+1x+y)=125y ⁣(11x+y)=45(S):\begin{cases}\sqrt{x}\!\left(1+\dfrac{1}{x+y}\right)=\dfrac{12}{5}\\[6pt]\sqrt{y}\!\left(1-\dfrac{1}{x+y}\right)=\dfrac{4}{5}\end{cases}

1) Soit (x,y)R+2(x,y)\in\mathbb R_{+}^{2} une solution de (S)(S). On pose z=x+iyz=\sqrt{x}+i\sqrt{y}.
a) Montrer que z+1z=125+45iz+\dfrac{1}{z}=\dfrac{12}{5}+\dfrac{4}{5}\,i.
b) Montrer que z2(125+45i)z+1=0z^{2}-\left(\dfrac{12}{5}+\dfrac{4}{5}\,i\right)z+1=0. En déduire les valeurs possibles de zz.
(On note que 2825+9625i=(25(4+3i))2\dfrac{28}{25}+\dfrac{96}{25}\,i=\left(\dfrac{2}{5}(4+3i)\right)^{2}.)
c) En déduire les valeurs de (x,y)(x,y).

2) Résoudre dans R+2\mathbb R_{+}^{2} le système (S)(S).

Énoncé — Partie II

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O,\vec u,\vec v).

Soit (U)(U) le cercle de centre OO et de rayon 11, et A(a)A(a), B(b)B(b), C(c)C(c) trois points distincts deux à deux de (U)(U).

1) Montrer que z=1    zˉ=1z|z|=1\;\Leftrightarrow\;\bar z=\dfrac{1}{z}.
2) a) Le droite passant par AA et parallèle à (BC)(BC) coupe (U)(U) en P(p)P(p). Montrer que p=bcap=\dfrac{bc}{a}.
b) La droite passant par AA et perpendiculaire à (BC)(BC) coupe (U)(U) en Q(q)Q(q). Montrer que q=pq=-p.
c) La droite passant par CC et parallèle à (AB)(AB) coupe (U)(U) en R(r)R(r). Montrer que (PR)(PR) et (OB)(OB) sont perpendiculaires.

Voir la solution

Partie I — 1) a) z+1/zz+1/z

z=x+iyz=\sqrt{x}+i\sqrt{y}, donc zzˉ=z2=x+yz\bar z=|z|^{2}=x+y et zˉ=xiy\bar z=\sqrt{x}-i\sqrt{y}.

1z=zˉz2=xiyx+y.\frac{1}{z}=\frac{\bar z}{|z|^{2}}=\frac{\sqrt{x}-i\sqrt{y}}{x+y}.

z+1z=x+iy+xiyx+y=x ⁣(1+1x+y)+iy ⁣(11x+y).z+\frac{1}{z}=\sqrt{x}+i\sqrt{y}+\frac{\sqrt{x}-i\sqrt{y}}{x+y}=\sqrt{x}\!\left(1+\frac{1}{x+y}\right)+i\sqrt{y}\!\left(1-\frac{1}{x+y}\right).

Par le système (S)(S), cela donne z+1z=125+45iz+\dfrac{1}{z}=\dfrac{12}{5}+\dfrac{4}{5}\,i. ∎

Partie I — 1) b) Équation du second degré

En multipliant z+1z=125+45iz+\dfrac{1}{z}=\dfrac{12}{5}+\dfrac{4}{5}\,i par zz : z2+1=(125+45i)z,z^{2}+1=\Big(\frac{12}{5}+\frac{4}{5}\,i\Big)z, soit z2(125+45i)z+1=0z^{2}-\Big(\dfrac{12}{5}+\dfrac{4}{5}\,i\Big)z+1=0.

Discriminant : Δ=(125+45i)24=1441625+9625i4=128254+9625i=2825+9625i\Delta=\Big(\dfrac{12}{5}+\dfrac{4}{5}\,i\Big)^{2}-4=\dfrac{144-16}{25}+\dfrac{96}{25}\,i-4=\dfrac{128}{25}-4+\dfrac{96}{25}\,i=\dfrac{28}{25}+\dfrac{96}{25}\,i.

Or l'énoncé donne 2825+9625i=(25(4+3i))2\dfrac{28}{25}+\dfrac{96}{25}\,i=\Big(\dfrac{2}{5}(4+3i)\Big)^{2}. Vérifions : (25)2(4+3i)2=425(16+24i9)=425(7+24i)=2825+9625i\Big(\dfrac{2}{5}\Big)^{2}(4+3i)^{2}=\dfrac{4}{25}(16+24i-9)=\dfrac{4}{25}(7+24i)=\dfrac{28}{25}+\dfrac{96}{25}\,i. ✓

Donc Δ=±25(4+3i)=±(85+65i)\sqrt{\Delta}=\pm\dfrac{2}{5}(4+3i)=\pm\Big(\dfrac{8}{5}+\dfrac{6}{5}\,i\Big).

z=125+45i±(85+65i)2.z=\frac{\frac{12}{5}+\frac{4}{5}\,i\pm\big(\frac{8}{5}+\frac{6}{5}\,i\big)}{2}.

z1=205+105i2=4+2i2=2+iz_1=\dfrac{\frac{20}{5}+\frac{10}{5}\,i}{2}=\dfrac{4+2i}{2}=2+i.

z2=4525i2=42i10=2i5z_2=\dfrac{\frac{4}{5}-\frac{2}{5}\,i}{2}=\dfrac{4-2i}{10}=\dfrac{2-i}{5}.

Partie I — 1) c) Valeurs de (x,y)(x,y)

z=x+iyz=\sqrt{x}+i\sqrt{y} avec x0\sqrt{x}\ge 0 et y0\sqrt{y}\ge 0.

- z1=2+iz_1=2+i : x=2\sqrt{x}=2, y=1\sqrt{y}=1, donc (x,y)=(4,1)(x,y)=(4,1).
- z2=2i5=2515iz_2=\dfrac{2-i}{5}=\dfrac{2}{5}-\dfrac{1}{5}\,i : y=15<0\sqrt{y}=-\dfrac{1}{5}\lt 0, impossible.

La seule possibilité est (x,y)=(4,1)\boxed{(x,y)=(4,1)}. ∎

Partie I — 2) Vérification

Vérifions que (4,1)(4,1) est bien solution de (S)(S) :

4 ⁣(1+14+1)=265=125\sqrt{4}\!\left(1+\dfrac{1}{4+1}\right)=2\cdot\dfrac{6}{5}=\dfrac{12}{5} ✓ et 1 ⁣(114+1)=145=45\sqrt{1}\!\left(1-\dfrac{1}{4+1}\right)=1\cdot\dfrac{4}{5}=\dfrac{4}{5} ✓.

La solution unique est (x,y)=(4,1)\boxed{(x,y)=(4,1)}. ∎

Partie II — 1) z=1zˉ=1/z|z|=1\Leftrightarrow\bar z=1/z

z=1    zzˉ=1    zˉ=1z|z|=1\;\Leftrightarrow\;z\bar z=1\;\Leftrightarrow\;\bar z=\dfrac{1}{z}. ∎

Partie II — 2) a) p=bc/ap=bc/a

A,B,C,P(U)A,B,C,P\in(U), donc a=b=c=p=1|a|=|b|=|c|=|p|=1, d'où aˉ=1/a\bar a=1/a, etc.

(AP)(BC)(AP)\parallel(BC) signifie que pacbR\dfrac{p-a}{c-b}\in\mathbb R, c'est-à-dire pacb= ⁣(pacb)\dfrac{p-a}{c-b}=\overline{\!\left(\dfrac{p-a}{c-b}\right)}.

Or  ⁣(pacb)=pˉaˉcˉbˉ=1/p1/a1/c1/b=(ap)/(ap)(bc)/(bc)=(ap)bc(bc)ap=(pa)bc(cb)ap=(pa)bc(cb)ap\overline{\!\left(\dfrac{p-a}{c-b}\right)}=\dfrac{\bar p-\bar a}{\bar c-\bar b}=\dfrac{1/p-1/a}{1/c-1/b}=\dfrac{(a-p)/(ap)}{(b-c)/(bc)}=\dfrac{(a-p)\,bc}{(b-c)\,ap}=\dfrac{-(p-a)\,bc}{-(c-b)\,ap}=\dfrac{(p-a)\,bc}{(c-b)\,ap}.

Donc la condition pacb=(pa)bc(cb)ap\dfrac{p-a}{c-b}=\dfrac{(p-a)\,bc}{(c-b)\,ap} (avec pap\ne a et cbc\ne b) donne 1=bcap1=\dfrac{bc}{ap}, soit p=bca\boxed{p=\dfrac{bc}{a}}. ∎

Partie II — 2) b) q=pq=-p

(AQ)(BC)(AQ)\perp(BC) signifie que qacbiR\dfrac{q-a}{c-b}\in i\mathbb R, c'est-à-dire qacb= ⁣(qacb)\dfrac{q-a}{c-b}=-\overline{\!\left(\dfrac{q-a}{c-b}\right)}.

Par le même calcul,  ⁣(qacb)=(qa)bc(cb)aq\overline{\!\left(\dfrac{q-a}{c-b}\right)}=\dfrac{(q-a)\,bc}{(c-b)\,aq}. La condition donne : qacb=(qa)bc(cb)aq,\frac{q-a}{c-b}=-\frac{(q-a)\,bc}{(c-b)\,aq}, soit 1=bcaq1=-\dfrac{bc}{aq}, d'où q=bca=pq=-\dfrac{bc}{a}=-p. ∎

Partie II — 2) c) (PR)(OB)(PR)\perp(OB)

Par le même raisonnement qu'en 2a, (CR)(AB)(CR)\parallel(AB) donne r=abcr=\dfrac{ab}{c}.

(PR)(OB)(PR)\perp(OB)rpb0iR\dfrac{r-p}{b-0}\in i\mathbb Rrpb+ ⁣(rpb)=0\dfrac{r-p}{b}+\overline{\!\left(\dfrac{r-p}{b}\right)}=0.

Calculons rpb+rˉpˉbˉ\dfrac{r-p}{b}+\dfrac{\bar r-\bar p}{\bar b}. On a rˉ=1r=cab\bar r=\dfrac{1}{r}=\dfrac{c}{ab}, pˉ=1p=abc\bar p=\dfrac{1}{p}=\dfrac{a}{bc}, bˉ=1b\bar b=\dfrac{1}{b}.

rpb=abcbcab=acca=a2c2ac.\frac{r-p}{b}=\frac{\frac{ab}{c}-\frac{bc}{a}}{b}=\frac{a}{c}-\frac{c}{a}=\frac{a^{2}-c^{2}}{ac}.

rˉpˉbˉ=cababc1b=b ⁣(cababc)=caac=c2a2ac=a2c2ac.\frac{\bar r-\bar p}{\bar b}=\frac{\frac{c}{ab}-\frac{a}{bc}}{\frac{1}{b}}=b\!\left(\frac{c}{ab}-\frac{a}{bc}\right)=\frac{c}{a}-\frac{a}{c}=\frac{c^{2}-a^{2}}{ac}=-\frac{a^{2}-c^{2}}{ac}.

La somme est 00, donc rpbiR\dfrac{r-p}{b}\in i\mathbb R : les droites (PR)(PR) et (OB)(OB) sont perpendiculaires. ∎

Exercice 3 · Structures algébriques (3,5 points)

Énoncé

On rappelle que (M3(R),+,×)\big(M_3(\mathbb R),+,\times\big) est un anneau unitaire non commutatif, d'élément unité I=(1amp;0amp;00amp;1amp;00amp;0amp;1)I=\begin{pmatrix}1&amp;0&amp;0\\0&amp;1&amp;0\\0&amp;0&amp;1\end{pmatrix}.

Soit E={M(a,b,c)=(aamp;0amp;00amp;bamp;c0amp;camp;b)  |  (a,b,c)R3}E=\left\{M(a,b,c)=\begin{pmatrix}a&amp;0&amp;0\\0&amp;b&amp;-c\\0&amp;c&amp;b\end{pmatrix}\;\middle|\;(a,b,c)\in\mathbb R^{3}\right\}.

1) Montrer que EE est un sous-groupe de (M3(R),+)\big(M_3(\mathbb R),+\big).

2) On munit R×C\mathbb R\times\mathbb C de la loi \ast définie par (x,z)(x,z)=(x+x,z+z)(x,z)\ast(x',z')=(x+x',z+z'). On considère φ:ER×C\varphi:E\to\mathbb R\times\mathbb C définie par φ(M(a,b,c))=(a,b+ci)\varphi\big(M(a,b,c)\big)=(a,b+ci).
a) Montrer que φ\varphi est un isomorphisme de (E,+)(E,+) vers (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast) et que φ(E)=R×C\varphi(E)=\mathbb R\times\mathbb C.
b) En déduire que (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast) est un groupe commutatif.

3) On munit R×C\mathbb R\times\mathbb C de la loi TT définie par (x,z)T(x,z)=(xRe(z)+xRe(z),  zz)(x,z)\,T\,(x',z')=\big(x\,\text{Re}(z')+x'\text{Re}(z),\;zz'\big)Re(z)\text{Re}(z) désigne la partie réelle de zz.
a) Montrer que TT est commutative.
b) Vérifier que (0,1)(0,1) est l'élément neutre de TT dans R×C\mathbb R\times\mathbb C.
c) Vérifier que xR\forall\,x\in\mathbb R, (1,i)T(x,i)=(0,1)(1,i)\,T\,(x,-i)=(0,1). En déduire que TT n'est pas associative dans R×C\mathbb R\times\mathbb C.

4) Soit G={(Im(z),z)    zC}G=\big\{\big(\text{Im}(z),z\big)\;\big|\;z\in\mathbb C\big\}.
a) Montrer que GG est un sous-groupe de (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast).
b) Soit ψ:CR×C\psi:\mathbb C^{*}\to\mathbb R\times\mathbb C définie par ψ(z)=(Im(z),z)\psi(z)=\big(\text{Im}(z),z\big). Montrer que ψ\psi est un isomorphisme de (C,×)(\mathbb C^{*},\times) vers (G{(0,0)},T)\big(G\setminus\{(0,0)\},T\big).

5) Montrer que (G,,T)(G,\ast,T) est un corps commutatif.

Voir la solution

1) EE sous-groupe de (M3(R),+)\big(M_3(\mathbb R),+\big)

- Non vide : M(0,0,0)=0M3EM(0,0,0)=0_{M_3}\in E.
- Stabilité par différence : M(a,b,c)M(a,b,c)=M(aa,bb,cc)EM(a,b,c)-M(a',b',c')=M(a-a',b-b',c-c')\in E.

Par le critère du sous-groupe, EE est un sous-groupe de (M3(R),+)\big(M_3(\mathbb R),+\big). ∎

2) a) φ\varphi isomorphisme

Morphisme : φ(M(a,b,c)+M(a,b,c))=φ(M(a+a,b+b,c+c))=(a+a,(b+b)+(c+c)i)\varphi\big(M(a,b,c)+M(a',b',c')\big)=\varphi\big(M(a+a',b+b',c+c')\big)=(a+a',(b+b')+(c+c')i).

D'autre part, φ(M(a,b,c))φ(M(a,b,c))=(a,b+ci)(a,b+ci)=(a+a,(b+ci)+(b+ci))\varphi\big(M(a,b,c)\big)\ast\varphi\big(M(a',b',c')\big)=(a,b+ci)\ast(a',b'+c'i)=(a+a',(b+ci)+(b'+c'i)). Les deux sont égaux. ✓

Injectivité : si φ(M(a,b,c))=(0,0)\varphi(M(a,b,c))=(0,0), alors a=0a=0 et b+ci=0b+ci=0, d'où b=c=0b=c=0 : kerφ={0}\ker\varphi=\{0\}.

Surjectivité : pour tout (a,b+ci)R×C(a,b+ci)\in\mathbb R\times\mathbb C, on a φ(M(a,b,c))=(a,b+ci)\varphi(M(a,b,c))=(a,b+ci), donc φ(E)=R×C\varphi(E)=\mathbb R\times\mathbb C.

Ainsi φ\varphi est un isomorphisme de (E,+)(E,+) vers (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast). ∎

2) b) Groupe commutatif

(E,+)(E,+) est un sous-groupe de (M3(R),+)(M_3(\mathbb R),+), qui est commutatif (l'addition matricielle est commutative). Donc (E,+)(E,+) est un groupe commutatif. Par isomorphisme, (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast) est aussi un groupe commutatif. ∎

3) a) TT commutative

(x,z)T(x,z)=(xRe(z)+xRe(z),zz)(x,z)\,T\,(x',z')=(x\,\text{Re}(z')+x'\text{Re}(z),zz').

(x,z)T(x,z)=(xRe(z)+xRe(z),zz)(x',z')\,T\,(x,z)=(x'\text{Re}(z)+x\,\text{Re}(z'),z'z).

Puisque la multiplication complexe est commutative (zz=zzzz'=z'z) et que l'addition réelle aussi, les deux expressions sont égales : TT est commutative. ∎

3) b) Élément neutre (0,1)(0,1)

(x,z)T(0,1)=(xRe(1)+0Re(z),z1)=(x1+0,z)=(x,z)(x,z)\,T\,(0,1)=(x\cdot\text{Re}(1)+0\cdot\text{Re}(z),z\cdot 1)=(x\cdot 1+0,z)=(x,z).

Par commutativité de TT, (0,1)T(x,z)=(x,z)(0,1)\,T\,(x,z)=(x,z) aussi. Donc (0,1)(0,1) est bien l'élément neutre de TT. ∎

3) c) Non-associativité de TT

(1,i)T(x,i)=(1Re(i)+xRe(i),i(i))=(10+x0,  i2)=(0,1)(1,i)\,T\,(x,-i)=(1\cdot\text{Re}(-i)+x\cdot\text{Re}(i),i\cdot(-i))=(1\cdot 0+x\cdot 0,\;-i^{2})=(0,1).

Donc pour tout xRx\in\mathbb R, (1,i)T(x,i)=(0,1)(1,i)\,T\,(x,-i)=(0,1), l'élément neutre. Cela signifie que (1,i)(1,i) admet plusieurs inverses à droite (un pour chaque xRx\in\mathbb R).

Si TT était associative, l'inverse serait unique. La multiplicité des inverses prouve que TT n'est pas associative dans R×C\mathbb R\times\mathbb C. ∎

4) a) GG sous-groupe de (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast)

G={(Im(z),z)zC}G=\{(\text{Im}(z),z)\mid z\in\mathbb C\}.

- Non vide : pour z=0z=0, (0,0)G(0,0)\in G.
- Stabilité par différence : soient (Im(z),z)(\text{Im}(z),z) et (Im(z),z)(\text{Im}(z'),z') dans GG. Alors : (Im(z),z)(Im(z),z)=(Im(z)Im(z),zz)=(Im(zz),zz)G.(\text{Im}(z),z)\ast(-\text{Im}(z'),-z')=(\text{Im}(z)-\text{Im}(z'),z-z')=(\text{Im}(z-z'),z-z')\in G.

Donc GG est un sous-groupe de (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast). ∎

4) b) ψ\psi isomorphisme de (C,×)(\mathbb C^{*},\times) vers (G{(0,0)},T)(G\setminus\{(0,0)\},T)

Morphisme : ψ(zz)=(Im(zz),zz)\psi(zz')=(\text{Im}(zz'),zz'). D'autre part : ψ(z)Tψ(z)=(Im(z),z)T(Im(z),z)=(Im(z)Re(z)+Im(z)Re(z),  zz).\psi(z)\,T\,\psi(z')=(\text{Im}(z),z)\,T\,(\text{Im}(z'),z')=\big(\text{Im}(z)\,\text{Re}(z')+\text{Im}(z')\,\text{Re}(z),\;zz'\big).

Or Im(z)Re(z)+Re(z)Im(z)=Im(zz)\text{Im}(z)\,\text{Re}(z')+\text{Re}(z)\,\text{Im}(z')=\text{Im}(zz') (formule classique du produit). Donc ψ(zz)=ψ(z)Tψ(z)\psi(zz')=\psi(z)\,T\,\psi(z'). ✓

Injectivité : si ψ(z)=(0,0)\psi(z)=(0,0), alors z=0Cz=0\notin\mathbb C^{*}. Sur C\mathbb C^{*}, ψ(z)=ψ(z)\psi(z)=\psi(z')z=zz=z'.

Surjectivité sur G{(0,0)}G\setminus\{(0,0)\} : tout élément (Im(z),z)(\text{Im}(z),z) avec z0z\ne 0 est l'image de zCz\in\mathbb C^{*}.

Donc ψ\psi est un isomorphisme de (C,×)(\mathbb C^{*},\times) vers (G{(0,0)},T)(G\setminus\{(0,0)\},T). ∎

5) (G,,T)(G,\ast,T) corps commutatif

D'après les questions précédentes :

- (G,)(G,\ast) est un groupe commutatif (sous-groupe du groupe commutatif (R×C,)(\mathbb R\times\mathbb C,\ast)).
- TT est commutative (question 3a).
- TT admet l'élément neutre (0,1)=(Im(1),1)G(0,1)=(\text{Im}(1),1)\in G (question 3b).
- (G{(0,0)},T)(G\setminus\{(0,0)\},T) est un groupe commutatif, isomorphe à (C,×)(\mathbb C^{*},\times) via ψ\psi (question 4b). En particulier, TT est associative sur GG.

Il reste à vérifier la distributivité de TT sur \ast. Soient (Im(z),z)(\text{Im}(z),z), (Im(z),z)(\text{Im}(z'),z'), (Im(z),z)G(\text{Im}(z''),z'')\in G :

(Im(z),z)T((Im(z),z)(Im(z),z))=(Im(z),z)T(Im(z+z),z+z)(\text{Im}(z),z)\,T\,\Big((\text{Im}(z'),z')\ast(\text{Im}(z''),z'')\Big)=(\text{Im}(z),z)\,T\,(\text{Im}(z'+z''),z'+z'') =(Im(z)Re(z+z)+Im(z+z)Re(z),  z(z+z))=\big(\text{Im}(z)\,\text{Re}(z'+z'')+\text{Im}(z'+z'')\,\text{Re}(z),\;z(z'+z'')\big) =(Im(z)(Re(z)+Re(z))+(Im(z)+Im(z))Re(z),  zz+zz).=\big(\text{Im}(z)\,(\text{Re}(z')+\text{Re}(z''))+(\text{Im}(z')+\text{Im}(z''))\,\text{Re}(z),\;zz'+zz''\big).

En développant : =(Im(z)Re(z)+Im(z)Re(z)+Im(z)Re(z)+Im(z)Re(z),  zz+zz)=\big(\text{Im}(z)\,\text{Re}(z')+\text{Im}(z')\,\text{Re}(z)+\text{Im}(z)\,\text{Re}(z'')+\text{Im}(z'')\,\text{Re}(z),\;zz'+zz''\big) =(Im(zz)+Im(zz),  zz+zz)=(Im(zz+zz),  zz+zz).=\big(\text{Im}(zz')+\text{Im}(zz''),\;zz'+zz''\big)=\big(\text{Im}(zz'+zz''),\;zz'+zz''\big).

D'autre part : ψ(z)Tψ(z)ψ(z)Tψ(z)=(Im(zz),zz)(Im(zz),zz)=(Im(zz+zz),zz+zz).\psi(z)\,T\,\psi(z')\ast\psi(z)\,T\,\psi(z'')=(\text{Im}(zz'),zz')\ast(\text{Im}(zz''),zz'')=(\text{Im}(zz'+zz''),zz'+zz'').

Les deux expressions sont égales : TT est distributive sur \ast dans GG. Ainsi (G,,T)(G,\ast,T) est un corps commutatif. ∎

Exercice 4 · Arithmétique (3 points)

Énoncé

Soit pp un nombre premier impair. On pose S=1+p+p2++pp1S=1+p+p^{2}+\cdots+p^{p-1}. Soit qq un nombre premier divisant SS.

1) a) Montrer que pp et qq sont premiers entre eux.
b) En déduire que pq11  [q]p^{q-1}\equiv 1\;[q].
c) Vérifier que pp1=(p1)Sp^{p}-1=(p-1)S. En déduire que pp1  [q]p^{p}\equiv 1\;[q].

2) On suppose que pp et q1q-1 sont premiers entre eux.
a) À l'aide du théorème de Bézout, montrer que p1  [q]p\equiv 1\;[q].
b) En déduire que S1  [q]S\equiv 1\;[q].

3) Montrer que q1  [p]q\equiv 1\;[p].

Voir la solution

1) a) pgcd(p,q)=1\text{pgcd}(p,q)=1

On a S=1+p+p2++pp11  [p]S=1+p+p^{2}+\cdots+p^{p-1}\equiv 1\;[p] (tous les termes sauf le premier sont divisibles par pp).

Puisque qSq\mid S et S1  [p]S\equiv 1\;[p], si qq divisait pp, alors qSq\mid S et qpq\mid p, d'où q(Sppp1)=1q\mid(S-p-\cdots-p^{p-1})=1, ce qui est absurde car q2q\ge 2.

Plus directement : qSq\mid S et S1  [p]S\equiv 1\;[p], donc si q=pq=p, alors pSp\mid S et S1  [p]S\equiv 1\;[p], soit p1p\mid 1, contradiction. Comme pp et qq sont tous deux premiers et qpq\ne p, on a pgcd(p,q)=1\boxed{\text{pgcd}(p,q)=1}. ∎

1) b) pq11  [q]p^{q-1}\equiv 1\;[q]

Puisque qq est premier et pgcd(p,q)=1\text{pgcd}(p,q)=1, le petit théorème de Fermat donne directement : pq11  [q].\boxed{p^{q-1}\equiv 1\;[q].}\quad∎

1) c) pp1=(p1)Sp^{p}-1=(p-1)S et pp1  [q]p^{p}\equiv 1\;[q]

La somme géométrique donne : S=1+p+p2++pp1=pp1p1,S=1+p+p^{2}+\cdots+p^{p-1}=\frac{p^{p}-1}{p-1}, soit pp1=(p1)Sp^{p}-1=(p-1)S.

Puisque qSq\mid S, on a q(p1)S=pp1q\mid(p-1)S=p^{p}-1, donc pp1  [q]\boxed{p^{p}\equiv 1\;[q]}. ∎

2) a) p1  [q]p\equiv 1\;[q] (sous l'hypothèse pgcd(p,q1)=1\text{pgcd}(p,q-1)=1)

De 1b : pq11  [q]p^{q-1}\equiv 1\;[q]. De 1c : pp1  [q]p^{p}\equiv 1\;[q].

L'ordre de pp modulo qq divise à la fois q1q-1 et pp. Puisque pgcd(p,q1)=1\text{pgcd}(p,q-1)=1 (hypothèse), cet ordre divise pgcd(p,q1)=1\text{pgcd}(p,q-1)=1, donc l'ordre est 11.

Or l'ordre de pp modulo qq est 11 signifie p11  [q]p^{1}\equiv 1\;[q], soit p1  [q]\boxed{p\equiv 1\;[q]}. ∎

2) b) S1  [q]S\equiv 1\;[q]

Si p1  [q]p\equiv 1\;[q], alors pk1  [q]p^{k}\equiv 1\;[q] pour tout k0k\ge 0. Donc : S=k=0p1pkk=0p11=p1  [q]S=\sum_{k=0}^{p-1}p^{k}\equiv\sum_{k=0}^{p-1}1=p\equiv 1\;[q] (car p1  [q]p\equiv 1\;[q]). Ainsi S1  [q]\boxed{S\equiv 1\;[q]}. ∎

3) q1  [p]q\equiv 1\;[p]

Cas 1 : pgcd(p,q1)=1\text{pgcd}(p,q-1)=1. Par 2b, S1  [q]S\equiv 1\;[q], donc q(S1)q\mid(S-1). Mais qSq\mid S aussi, d'où q1q\mid 1, contradiction car q2q\ge 2. Ce cas est donc impossible.

Cas 2 : pgcd(p,q1)1\text{pgcd}(p,q-1)\ne 1. Puisque pp est premier, pgcd(p,q1){1,p}\text{pgcd}(p,q-1)\in\{1,p\}. Comme le cas 1 est exclu, on a pgcd(p,q1)=p\text{pgcd}(p,q-1)=p, c'est-à-dire p(q1)p\mid(q-1), soit q1  [p]\boxed{q\equiv 1\;[p]}. ∎

© Math Excellence · mathexce.com