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2ᵉ Bac · Sciences Expérimentales · Examen national de mathématiques

2026Session de rattrapage

الامتحان الوطني في مادة الرياضيات — الثانية باكالوريا علوم فيزيائية وعلوم الحياة والأرض 2026 (الدورة الاستدراكية) مع التصحيح

Télécharger le sujet officiel (PDF) ↗

Corrigé détaillé de l'examen national de mathématiques — 2ᵉ Bac Sciences Expérimentales (PC & SVT), session de rattrapage 2026. L'épreuve comporte trois exercices et un problème indépendants : géométrie dans l'espace (produit vectoriel, plans parallèles, droite orthogonale, sphère tangente coupée par un plan), nombres complexes (rotation, alignement, trapèze isocèle), probabilités (tirage successif sans remise, probabilité conditionnelle, loi et espérance) puis un problème d'analyse de 11 points en trois parties : fonction auxiliaire g(x)=e2x1g(x)=e^{2x}-1 avec une intégrale d'une valeur absolue, étude complète de f(x)=xln2+ln ⁣(1+e2x)f(x)=x-\ln2+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big) (parité, asymptotes obliques (Δ)(\Delta) et (Δ)(\Delta'), encadrement, aire, fonction réciproque) et une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n). Chaque question est reprise puis résolue pas à pas. Le sujet officiel est téléchargeable en haut de page.

Exercice 1 · Géométrie dans l'espace (3 points)

Énoncé

L'espace est rapporté à un repère orthonormé direct (O,i,j,k)(O,\vec i,\vec j,\vec k). On considère les points A(1,1,1)A(1,1,1), B(2,0,1)B(2,0,1) et C(2,2,4)C(-2,-2,4). Soit (P)(P) le plan d'équation x+y2z+12=0x+y-2z+12=0.

1) a) Montrer que OAOB=i+j2k\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\vec i+\vec j-2\vec k.
b) En déduire que les plans (P)(P) et (OAB)(OAB) sont parallèles.
c) Vérifier que {x=ty=tz=2t (tR)\begin{cases}x=t\\y=t\\z=-2t\end{cases}\ (t\in\mathbb R) est une représentation paramétrique de la droite (OC)(OC).
d) Vérifier que C(P)C\in(P) et montrer que la droite (OC)(OC) est orthogonale au plan (P)(P).

2) Soit (S)(S) la sphère de centre Ω(a,b,c)\Omega(a,b,c), tangente au plan (P)(P) au point CC et coupée par le plan (OAB)(OAB) suivant un cercle (Γ)(\Gamma) de centre OO et de rayon r=43r=4\sqrt3.
a) Vérifier que Ω(OC)\Omega\in(OC) et en déduire que a=ba=b et c=2ac=-2a.
b) Montrer que OΩ=a6O\Omega=|a|\sqrt6.
c) Vérifier que d(Ω,(P))=a+26d\big(\Omega,(P)\big)=|a+2|\sqrt6.
d) Montrer que a=1a=1 (remarquer que ΩC2ΩO2=48\Omega C^{2}-\Omega O^{2}=48), puis en déduire les coordonnées de Ω\Omega et le rayon RR de la sphère (S)(S).

Voir la solution

1) a) Produit vectoriel OAOB\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}

OA=(1,1,1)\overrightarrow{OA}=(1,1,1) et OB=(2,0,1)\overrightarrow{OB}=(2,0,1), donc OAOB=(111012111012)=(112)=i+j2k.\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\begin{pmatrix}1\cdot1-1\cdot0\\[2pt]1\cdot2-1\cdot1\\[2pt]1\cdot0-1\cdot2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1\\1\\-2\end{pmatrix}=\vec i+\vec j-2\vec k. ∎

1) b) (P)(OAB)(P)\parallel(OAB)

Le vecteur n=OAOB=(1,1,2)\vec n=\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=(1,1,-2) est normal au plan (OAB)(OAB). Or (P)(P) a pour vecteur normal (1,1,2)(1,1,-2) (coefficients de son équation). Les deux plans ont donc le même vecteur normal : ils sont parallèles. De plus O(0,0,0)(P)O(0,0,0)\notin(P) car 0+00+12=1200+0-0+12=12\neq0 : le parallélisme est strict. ∎

1) c) Représentation paramétrique de (OC)(OC)

OC=CO=(2,2,4)=2(1,1,2)\overrightarrow{OC}=C-O=(-2,-2,4)=-2(1,1,-2). La droite (OC)(OC) passe par O(0,0,0)O(0,0,0) et est dirigée par u(1,1,2)\vec u(1,1,-2). Un point M(x,y,z)(OC)M(x,y,z)\in(OC) s'écrit OM=tu\overrightarrow{OM}=t\,\vec u, soit {x=ty=tz=2t (tR).\begin{cases}x=t\\y=t\\z=-2t\end{cases}\ (t\in\mathbb R). (Pour t=2t=-2 on retrouve CC.) ∎

1) d) C(P)C\in(P) et (OC)(P)(OC)\perp(P)

C(2,2,4)C(-2,-2,4) : (2)+(2)24+12=228+12=0(-2)+(-2)-2\cdot4+12=-2-2-8+12=0, donc C(P)C\in(P). ✓

La droite (OC)(OC) est dirigée par u(1,1,2)\vec u(1,1,-2), qui est précisément le vecteur normal de (P)(P). Donc u\vec u est normal à (P)(P) : la droite (OC)(OC) est orthogonale au plan (P)(P). ∎

2) a) Ω(OC)\Omega\in(OC), puis a=ba=b et c=2ac=-2a

La sphère (S)(S) est tangente à (P)(P) au point CC : le rayon [ΩC][\Omega C] est donc perpendiculaire à (P)(P) en CC. Ainsi Ω\Omega appartient à la droite passant par CC et perpendiculaire à (P)(P). Or, d'après 1.d), cette droite est exactement (OC)(OC). Donc Ω(OC)\Omega\in(OC).

Comme Ω(OC)\Omega\in(OC), il existe tRt\in\mathbb R tel que Ω(t,t,2t)\Omega(t,t,-2t). Donc a=ta=t, b=tb=t, c=2tc=-2t, c'est-à-dire a=ba=b et c=2ac=-2a. ∎

2) b) OΩ=a6O\Omega=|a|\sqrt6

Ω(a,a,2a)\Omega(a,a,-2a), donc OΩ=a2+a2+(2a)2=6a2=a6.O\Omega=\sqrt{a^{2}+a^{2}+(-2a)^{2}}=\sqrt{6a^{2}}=|a|\sqrt6. ∎

2) c) d(Ω,(P))=a+26d\big(\Omega,(P)\big)=|a+2|\sqrt6

d(Ω,(P))=a+b2c+1212+12+(2)2=a+a2(2a)+126=6a+126=6a+26=a+26.d\big(\Omega,(P)\big)=\frac{|a+b-2c+12|}{\sqrt{1^{2}+1^{2}+(-2)^{2}}}=\frac{|a+a-2(-2a)+12|}{\sqrt6}=\frac{|6a+12|}{\sqrt6}=\frac{6|a+2|}{\sqrt6}=|a+2|\sqrt6. ∎

2) d) Valeur de aa, coordonnées de Ω\Omega et rayon RR

La sphère est tangente à (P)(P) en CC, donc son rayon vaut R=ΩC=d(Ω,(P))=a+26R=\Omega C=d\big(\Omega,(P)\big)=|a+2|\sqrt6, d'où ΩC2=6(a+2)2\Omega C^{2}=6(a+2)^{2}.

Le plan (OAB)(OAB) coupe (S)(S) suivant le cercle (Γ)(\Gamma) de centre OO et de rayon r=43r=4\sqrt3. Le centre OO est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (OAB)(OAB), donc ΩO=d(Ω,(OAB))\Omega O=d\big(\Omega,(OAB)\big) et, par le théorème de Pythagore dans le plan contenant Ω\Omega, OO et un point du cercle : R2=ΩO2+r2  ΩC2=ΩO2+(43)2=ΩO2+48.R^{2}=\Omega O^{2}+r^{2}\ \Longrightarrow\ \Omega C^{2}=\Omega O^{2}+(4\sqrt3)^{2}=\Omega O^{2}+48. Ainsi ΩC2ΩO2=48\Omega C^{2}-\Omega O^{2}=48. En remplaçant : 6(a+2)26a2=48  6[(a2+4a+4)a2]=48  24a+24=48  a=1.6(a+2)^{2}-6a^{2}=48\ \Longrightarrow\ 6\big[(a^{2}+4a+4)-a^{2}\big]=48\ \Longrightarrow\ 24a+24=48\ \Longrightarrow\ a=1.

Conclusion Avec a=1a=1 : Ω(1,1,2)\Omega(1,1,-2) et R=a+26=36R=|a+2|\sqrt6=3\sqrt6. Vérification : R2=ΩO2+48=612+48=54=(36)2R^{2}=\Omega O^{2}+48=6\cdot1^{2}+48=54=(3\sqrt6)^{2} ✓. Ω(1,1,2),R=36.\boxed{\Omega(1,1,-2),\qquad R=3\sqrt6.} ∎

Exercice 2 · Nombres complexes (3,5 points)

Énoncé

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O,\vec u,\vec v), on considère les points AA, BB et CC d'affixes respectives a=3+i,b=aˉ,c=23.a=\sqrt3+i,\qquad b=\bar a,\qquad c=2\sqrt3.

1) a) Montrer que aca=12+i32\dfrac{a-c}{a}=-\dfrac12+i\dfrac{\sqrt3}{2}.
b) Écrire le nombre complexe 12+i32-\dfrac12+i\dfrac{\sqrt3}{2} sous forme trigonométrique.

2) Soit RR la transformation du plan qui, à tout point MM d'affixe zz, associe le point MM' d'affixe zz' tel que z=ei2π3(za)+az'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a.
a) Vérifier que RR est une rotation dont on déterminera le centre et l'angle.
b) Montrer que R(O)=CR(O)=C.

3) Soit DD le point d'affixe dd tel que R(B)=DR(B)=D.
a) Montrer que d=23+2id=2\sqrt3+2i et en déduire que les points AA, DD et OO sont alignés.
b) Montrer que cbd=12\dfrac{c-b}{d}=\dfrac12.
c) Montrer que OB=DCOB=DC.
d) En déduire que le quadrilatère OBCDOBCD est un trapèze isocèle.

Voir la solution

1) a) aca=12+i32\dfrac{a-c}{a}=-\dfrac12+i\dfrac{\sqrt3}{2}

ac=3+i23=3+ia-c=\sqrt3+i-2\sqrt3=-\sqrt3+i. Donc aca=3+i3+i=(3+i)(3i)(3+i)(3i)=(3+i)(3i)3+1.\frac{a-c}{a}=\frac{-\sqrt3+i}{\sqrt3+i}=\frac{(-\sqrt3+i)(\sqrt3-i)}{(\sqrt3+i)(\sqrt3-i)}=\frac{(-\sqrt3+i)(\sqrt3-i)}{3+1}. Numérateur : (3)(3)+(3)(i)+i(3)+i(i)=3+3i+3i+1=2+23i(-\sqrt3)(\sqrt3)+(-\sqrt3)(-i)+i(\sqrt3)+i(-i)=-3+\sqrt3\,i+\sqrt3\,i+1=-2+2\sqrt3\,i. D'où aca=2+23i4=12+i32.\frac{a-c}{a}=\frac{-2+2\sqrt3\,i}{4}=-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}. ∎

1) b) Forme trigonométrique

Module : 12+i32=14+34=1\left|-\dfrac12+i\dfrac{\sqrt3}{2}\right|=\sqrt{\dfrac14+\dfrac34}=1. Argument θ\theta : cosθ=12\cos\theta=-\dfrac12, sinθ=32θ=2π3\sin\theta=\dfrac{\sqrt3}{2}\Rightarrow\theta=\dfrac{2\pi}{3}. Donc 12+i32=cos2π3+isin2π3=ei2π3.-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}=\cos\frac{2\pi}{3}+i\sin\frac{2\pi}{3}=e^{i\frac{2\pi}{3}}. ∎

2) a) RR est une rotation

L'écriture z=ei2π3(za)+az'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a est de la forme z=eiθ(zω)+ωz'=e^{i\theta}(z-\omega)+\omega avec ω=a\omega=a et θ=2π3\theta=\dfrac{2\pi}{3}. Comme ei2π3=1\big|e^{i\frac{2\pi}{3}}\big|=1 et ei2π31e^{i\frac{2\pi}{3}}\neq1, RR est la rotation de centre AA (d'affixe aa) et d'angle 2π3\dfrac{2\pi}{3}. ∎

2) b) R(O)=CR(O)=C

D'après 1.a), aca=ei2π3\dfrac{a-c}{a}=e^{i\frac{2\pi}{3}}, donc ac=aei2π3a-c=a\,e^{i\frac{2\pi}{3}}, soit c=aaei2π3c=a-a\,e^{i\frac{2\pi}{3}}.

Or l'affixe de R(O)R(O) s'obtient en prenant z=0z=0 : z=ei2π3(0a)+a=aaei2π3=c.z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(0-a)+a=a-a\,e^{i\frac{2\pi}{3}}=c. Donc R(O)=CR(O)=C. ∎

3) a) d=23+2id=2\sqrt3+2i et alignement de AA, DD, OO

b=aˉ=3ib=\bar a=\sqrt3-i, donc ba=(3i)(3+i)=2ib-a=(\sqrt3-i)-(\sqrt3+i)=-2i. L'affixe de D=R(B)D=R(B) est d=ei2π3(ba)+a=(12+i32)(2i)+(3+i).d=e^{i\frac{2\pi}{3}}(b-a)+a=\left(-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}\right)(-2i)+(\sqrt3+i). Calcul : (12)(2i)=i\left(-\dfrac12\right)(-2i)=i et (i32)(2i)=3i2=3\left(i\dfrac{\sqrt3}{2}\right)(-2i)=-\sqrt3\,i^{2}=\sqrt3. Donc ei2π3(ba)=3+ie^{i\frac{2\pi}{3}}(b-a)=\sqrt3+i, et d=(3+i)+(3+i)=23+2i.d=(\sqrt3+i)+(\sqrt3+i)=2\sqrt3+2i. ∎

On remarque que d=23+2i=2(3+i)=2ad=2\sqrt3+2i=2(\sqrt3+i)=2a. Ainsi da=2R\dfrac{d}{a}=2\in\mathbb R^{*}, donc OD=2OA\overrightarrow{OD}=2\,\overrightarrow{OA} : les vecteurs OD\overrightarrow{OD} et OA\overrightarrow{OA} sont colinéaires, les points AA, DD et OO sont alignés. ∎

3) b) cbd=12\dfrac{c-b}{d}=\dfrac12

cb=23(3i)=3+i=ac-b=2\sqrt3-(\sqrt3-i)=\sqrt3+i=a, et d=23+2i=2ad=2\sqrt3+2i=2a. Donc cbd=a2a=12.\frac{c-b}{d}=\frac{a}{2a}=\frac12. ∎

3) c) OB=DCOB=DC

OB=b0=3i=3+1=2OB=|b-0|=|\sqrt3-i|=\sqrt{3+1}=2.
DC=cd=23(23+2i)=2i=2DC=|c-d|=|2\sqrt3-(2\sqrt3+2i)|=|-2i|=2.
Donc OB=DC=2OB=DC=2. ∎

3) d) OBCDOBCD est un trapèze isocèle

Côtés parallèles : d'après 3.b), cb=12dc-b=\dfrac12\,d, c'est-à-dire BC=12OD\overrightarrow{BC}=\dfrac12\,\overrightarrow{OD}. Les vecteurs BC\overrightarrow{BC} et OD\overrightarrow{OD} sont colinéaires : les côtés [BC][BC] et [OD][OD] du quadrilatère OBCDOBCD sont parallèles. Comme le rapport vaut 121\dfrac12\neq1, on a BCODBC\neq OD : le quadrilatère n'est pas un parallélogramme, c'est un trapèze de bases [BC][BC] et [OD][OD].

Côtés obliques (les côtés non parallèles) : ce sont [OB][OB] et [CD][CD]. D'après 3.c), OB=DC=CD=2OB=DC=CD=2 : les deux côtés obliques ont la même longueur.

Conclusion Un trapèze dont les deux côtés non parallèles sont de même longueur est un trapèze isocèle. Donc OBCDOBCD est un trapèze isocèle. ∎

Exercice 3 · Calcul des probabilités (2,5 points)

Énoncé

Une urne contient quatre boules blanches numérotées 0;0;1;10\,;0\,;1\,;1 et deux boules noires numérotées 0;10\,;1, toutes indiscernables au toucher. On tire au hasard, successivement et sans remise, deux boules de l'urne. On considère les événements :

  • AA : « les deux boules tirées sont de même couleur » ;
  • BB : « la somme des nombres portés par les deux boules tirées est égale à 22 ».

1) a) Montrer que p(A)=715p(A)=\dfrac{7}{15}.
b) Montrer que p(B)=15p(B)=\dfrac15.

2) Montrer que la probabilité de BB sachant que AA est réalisé est p(B/A)=17p(B/A)=\dfrac17.

3) On considère la variable aléatoire XX qui, à chaque tirage, associe la somme des nombres portés par les deux boules tirées.
a) Recopier et compléter le tableau de la loi de probabilité de XX (valeurs 00, 11, 22).
b) Montrer que l'espérance de XX est E(X)=1E(X)=1.

Voir la solution

Le tirage est successif et sans remise : un résultat est un couple ordonné de deux boules distinctes parmi 66, donc card(Ω)=6×5=30.\operatorname{card}(\Omega)=6\times5=30. Répartition : les boules portant 00 sont deux blanches et une noire, soit trois boules « 00 » ; les boules portant 11 sont deux blanches et une noire, soit trois boules « 11 ».

1) a) p(A)=715p(A)=\dfrac{7}{15}

« Même couleur » = deux blanches ou deux noires (tirages ordonnés) : card(A)=4×32 blanches+2×12 noires=12+2=14,p(A)=1430=715.\operatorname{card}(A)=\underbrace{4\times3}_{\text{2 blanches}}+\underbrace{2\times1}_{\text{2 noires}}=12+2=14,\qquad p(A)=\frac{14}{30}=\frac{7}{15}. ∎

1) b) p(B)=15p(B)=\dfrac15

La somme des deux numéros vaut 22 uniquement si les deux boules portent le nombre 11 (1+1=21+1=2). Il y a 33 boules « 11 », d'où card(B)=3×2=6,p(B)=630=15.\operatorname{card}(B)=3\times2=6,\qquad p(B)=\frac{6}{30}=\frac15. ∎

2) p(B/A)=17p(B/A)=\dfrac17

ABA\cap B : deux boules de même couleur et de somme 22 (donc deux boules « 11 »). Les boules « 11 » sont deux blanches et une noire ; deux boules « 11 » de même couleur ne peuvent être que les deux blanches : card(AB)=2×1=2,p(AB)=230=115.\operatorname{card}(A\cap B)=2\times1=2,\qquad p(A\cap B)=\frac{2}{30}=\frac{1}{15}. Donc p(B/A)=p(AB)p(A)=1/157/15=17.p(B/A)=\frac{p(A\cap B)}{p(A)}=\frac{1/15}{7/15}=\frac17. ∎

3) a) Loi de probabilité de XX

X{0,1,2}X\in\{0,1,2\} (somme des deux numéros ; il y a 33 boules « 00 » et 33 boules « 11 »).

  • p(X=0)p(X=0) : deux boules « 00 » : 3×230=630=15\dfrac{3\times2}{30}=\dfrac{6}{30}=\dfrac15 ;
  • p(X=2)p(X=2) : deux boules « 11 » : 3×230=15\dfrac{3\times2}{30}=\dfrac15 (c'est p(B)p(B)) ;
  • p(X=1)p(X=1) : une « 00 » et une « 11 » (dans les deux ordres) : 3×3+3×330=1830=35\dfrac{3\times3+3\times3}{30}=\dfrac{18}{30}=\dfrac35.
Tableau xi012p(X=xi)153515\begin{array}{c|c|c|c} x_i & 0 & 1 & 2\\\hline p(X=x_i) & \dfrac15 & \dfrac35 & \dfrac15 \end{array} Contrôle : 15+35+15=55=1\dfrac15+\dfrac35+\dfrac15=\dfrac55=1 ✓.

3) b) Espérance E(X)E(X)

E(X)=015+135+215=35+25=55=1.E(X)=0\cdot\frac15+1\cdot\frac35+2\cdot\frac15=\frac35+\frac25=\frac55=1. ∎

Problème · Analyse (11 points)

Énoncé — Partie I

On considère la fonction numérique gg définie sur R\mathbb R par g(x)=e2x1g(x)=e^{2x}-1.

1) a) Résoudre dans R\mathbb R l'équation g(x)=0g(x)=0.
b) Vérifier que g(x)<0g(x)\lt0 sur ],0[]-\infty,0[ et que g(x)>0g(x)\gt0 sur ]0,+[]0,+\infty[.

2) Montrer que ln2ln2g(x)dx=98\displaystyle\int_{-\ln2}^{\ln2}\big|g(x)\big|\,dx=\dfrac98.

Voir la solution — Partie I

1) a) Résolution de g(x)=0g(x)=0

g(x)=0    e2x1=0    e2x=1    2x=0    x=0g(x)=0\iff e^{2x}-1=0\iff e^{2x}=1\iff 2x=0\iff x=0. Donc S={0}\mathcal S=\{0\}. ∎

1) b) Signe de gg

g(x)=e2x1g(x)=e^{2x}-1, et la fonction xe2xx\mapsto e^{2x} est strictement croissante. Or e2x<1    2x<0    x<0e^{2x}\lt1\iff2x\lt0\iff x\lt0, et e2x>1    x>0e^{2x}\gt1\iff x\gt0. Donc g(x)<0g(x)\lt0 sur ],0[]-\infty,0[ et g(x)>0g(x)\gt0 sur ]0,+[]0,+\infty[. ∎

2) ln2ln2g(x)dx=98\displaystyle\int_{-\ln2}^{\ln2}|g(x)|\,dx=\dfrac98

D'après le signe de gg : sur [ln2,0][-\ln2,0], g(x)=1e2x|g(x)|=1-e^{2x} ; sur [0,ln2][0,\ln2], g(x)=e2x1|g(x)|=e^{2x}-1. Donc ln2ln2g(x)dx=ln20(1e2x)dx+0ln2(e2x1)dx.\int_{-\ln2}^{\ln2}|g(x)|\,dx=\int_{-\ln2}^{0}(1-e^{2x})\,dx+\int_{0}^{\ln2}(e^{2x}-1)\,dx. Première intégrale [x12e2x]ln20\Big[x-\tfrac12 e^{2x}\Big]_{-\ln2}^{0} : au point 00, 012=120-\tfrac12=-\tfrac12 ; au point ln2-\ln2, ln212e2ln2=ln21214=ln218-\ln2-\tfrac12 e^{-2\ln2}=-\ln2-\tfrac12\cdot\tfrac14=-\ln2-\tfrac18. Différence : 12(ln218)=ln238.-\frac12-\left(-\ln2-\frac18\right)=\ln2-\frac38. Deuxième intégrale [12e2xx]0ln2\Big[\tfrac12 e^{2x}-x\Big]_{0}^{\ln2} : au point ln2\ln2, 12e2ln2ln2=124ln2=2ln2\tfrac12 e^{2\ln2}-\ln2=\tfrac12\cdot4-\ln2=2-\ln2 ; au point 00, 12\tfrac12. Différence : (2ln2)12=32ln2.(2-\ln2)-\frac12=\frac32-\ln2. Somme : (ln238)+(32ln2)=3238=1238=98\left(\ln2-\dfrac38\right)+\left(\dfrac32-\ln2\right)=\dfrac32-\dfrac38=\dfrac{12-3}{8}=\dfrac98. ∎

Énoncé — Partie II

On considère la fonction ff définie par f(x)=xln2+ln ⁣(1+e2x)f(x)=x-\ln2+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big), et (Cf)(\mathscr C_f) sa courbe dans un repère orthonormé (O,i,j)(O,\vec i,\vec j).

1) Vérifier que la fonction ff est définie sur R\mathbb R.
2) a) Montrer que ff est une fonction paire.
b) Vérifier que limx+f(x)=+\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et en déduire limxf(x)\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x).
3) a) Montrer que la droite (Δ):y=xln2(\Delta):y=x-\ln2 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr C_f) au voisinage de ++\infty.
b) En déduire que la droite (Δ):y=xln2(\Delta'):y=-x-\ln2 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr C_f) au voisinage de -\infty.
4) a) Montrer que pour tout xRx\in\mathbb R : f(x)=g(x)1+e2xf'(x)=\dfrac{g(x)}{1+e^{2x}}.
b) En déduire que ff est strictement croissante sur [0,+[[0,+\infty[ et strictement décroissante sur ],0]]-\infty,0].
5) a) Résoudre dans R\mathbb R l'équation f(x)=xf(x)=x.
b) Montrer que pour tout x[0,+[x\in[0,+\infty[ : f(x)xf(x)\le x.
c) Étudier la position de la courbe (Cf)(\mathscr C_f) et de la droite (Δ)(\Delta) sur [0,+[[0,+\infty[.
d) En déduire que pour tout x[0,+[x\in[0,+\infty[ : 0f(x)(xln2)ln20\le f(x)-(x-\ln2)\le\ln2.

1 2 3 1 2 x y O Δ (𝒞_f)

6) a) Reproduire le graphique donné, tracer la droite (Δ)(\Delta') et compléter (Cf)(\mathscr C_f) sur ],0]]-\infty,0].
b) Soit A\mathscr A (en u.a.) l'aire de la partie du plan délimitée par (Cf)(\mathscr C_f), la droite (Δ)(\Delta) et les droites d'équations x=0x=0 et x=1x=1. Montrer que 0Aln20\le\mathscr A\le\ln2.
7) Soit φ\varphi la restriction de ff sur [0,+[[0,+\infty[.
a) Montrer que φ\varphi admet une fonction réciproque φ1\varphi^{-1} définie sur un intervalle JJ que l'on déterminera.
b) Vérifier que φ1 ⁣(ln54)=ln2\varphi^{-1}\!\left(\ln\tfrac54\right)=\ln2.
c) Montrer que φ1\varphi^{-1} est dérivable en ln54\ln\tfrac54 et que (φ1) ⁣(ln54)=53\big(\varphi^{-1}\big)'\!\left(\ln\tfrac54\right)=\dfrac53.

Voir la solution — Partie II

1) ff est définie sur R\mathbb R

Pour tout xRx\in\mathbb R, e2x>0e^{-2x}\gt0, donc 1+e2x>01+e^{-2x}\gt0 : ln ⁣(1+e2x)\ln\!\big(1+e^{-2x}\big) existe. La fonction ff est donc définie sur R\mathbb R. ∎

2) a) ff est paire

R\mathbb R est symétrique par rapport à 00. On utilise ln ⁣(1+e2x)=ln ⁣(e2x(e2x+1))=2x+ln ⁣(1+e2x)\ln\!\big(1+e^{2x}\big)=\ln\!\Big(e^{2x}\big(e^{-2x}+1\big)\Big)=2x+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big). Alors f(x)=xln2+ln ⁣(1+e2x)=xln2+2x+ln ⁣(1+e2x)=xln2+ln ⁣(1+e2x)=f(x).f(-x)=-x-\ln2+\ln\!\big(1+e^{2x}\big)=-x-\ln2+2x+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)=x-\ln2+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)=f(x). Donc ff est paire. ∎

2) b) Limites en ±\pm\infty

Quand x+x\to+\infty : e2x0e^{-2x}\to0, donc ln ⁣(1+e2x)ln1=0\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)\to\ln1=0, et f(x)=xln2+ln ⁣(1+e2x)+f(x)=x-\ln2+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)\to+\infty.

ff étant paire, limxf(x)=limx+f(x)=+\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. ∎

3) a) Asymptote (Δ):y=xln2(\Delta):y=x-\ln2 en ++\infty

f(x)(xln2)=ln ⁣(1+e2x)f(x)-(x-\ln2)=\ln\!\big(1+e^{-2x}\big). Quand x+x\to+\infty, cette quantité tend vers 00. Donc (Δ):y=xln2(\Delta):y=x-\ln2 est asymptote oblique à (Cf)(\mathscr C_f) au voisinage de ++\infty. ∎

3) b) Asymptote (Δ):y=xln2(\Delta'):y=-x-\ln2 en -\infty

Posons X=x (+X=-x\ (\to+\infty quand x)x\to-\infty). Par parité f(x)=f(x)=f(X)f(x)=f(-x)=f(X), donc f(x)(xln2)=f(X)(Xln2)=ln ⁣(1+e2X)X+0.f(x)-(-x-\ln2)=f(X)-(X-\ln2)=\ln\!\big(1+e^{-2X}\big)\xrightarrow[X\to+\infty]{}0. Donc (Δ):y=xln2(\Delta'):y=-x-\ln2 est asymptote oblique à (Cf)(\mathscr C_f) au voisinage de -\infty. ∎

Interprétation (Δ)(\Delta') est la symétrique de (Δ)(\Delta) par rapport à l'axe des ordonnées, ce qui est cohérent avec la parité de ff (la courbe (Cf)(\mathscr C_f) est symétrique par rapport à l'axe (Oy)(Oy)).

4) a) f(x)=g(x)1+e2xf'(x)=\dfrac{g(x)}{1+e^{2x}}

ff est dérivable sur R\mathbb R, et f(x)=1+2e2x1+e2x=(1+e2x)2e2x1+e2x=1e2x1+e2x.f'(x)=1+\frac{-2e^{-2x}}{1+e^{-2x}}=\frac{(1+e^{-2x})-2e^{-2x}}{1+e^{-2x}}=\frac{1-e^{-2x}}{1+e^{-2x}}. En multipliant numérateur et dénominateur par e2x>0e^{2x}\gt0 : f(x)=e2x1e2x+1=g(x)1+e2x.f'(x)=\frac{e^{2x}-1}{e^{2x}+1}=\frac{g(x)}{1+e^{2x}}. ∎

4) b) Sens de variation

Le dénominateur 1+e2x>01+e^{2x}\gt0, donc f(x)f'(x) a le signe de g(x)g(x). D'après la partie I : g(x)>0g(x)\gt0 sur ]0,+[]0,+\infty[ et g(x)<0g(x)\lt0 sur ],0[]-\infty,0[. Donc ff est strictement croissante sur [0,+[[0,+\infty[ et strictement décroissante sur ],0]]-\infty,0]. ∎

5) a) Résolution de f(x)=xf(x)=x

f(x)=x    xln2+ln ⁣(1+e2x)=x    ln ⁣(1+e2x)=ln2    1+e2x=2    e2x=1    x=0.f(x)=x\iff x-\ln2+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)=x\iff\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)=\ln2\iff 1+e^{-2x}=2\iff e^{-2x}=1\iff x=0. Donc S={0}\mathcal S=\{0\}. ∎

5) b) f(x)xf(x)\le x sur [0,+[[0,+\infty[

f(x)x=ln2+ln ⁣(1+e2x)=ln ⁣(1+e2x2)f(x)-x=-\ln2+\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)=\ln\!\left(\dfrac{1+e^{-2x}}{2}\right). Pour x0x\ge0 : 2x0-2x\le0, donc e2x1e^{-2x}\le1, d'où 1+e2x21+e^{-2x}\le2 et 1+e2x21\dfrac{1+e^{-2x}}{2}\le1. Ainsi ln ⁣(1+e2x2)0\ln\!\left(\dfrac{1+e^{-2x}}{2}\right)\le0, c'est-à-dire f(x)xf(x)\le x. ∎

5) c) Position de (Cf)(\mathscr C_f) et (Δ)(\Delta) sur [0,+[[0,+\infty[

f(x)(xln2)=ln ⁣(1+e2x)f(x)-(x-\ln2)=\ln\!\big(1+e^{-2x}\big). Comme e2x>0e^{-2x}\gt0, on a 1+e2x>11+e^{-2x}\gt1, donc ln ⁣(1+e2x)>0\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)\gt0. Ainsi f(x)>xln2f(x)\gt x-\ln2 : la courbe (Cf)(\mathscr C_f) est strictement au-dessus de la droite (Δ)(\Delta) sur [0,+[[0,+\infty[. ∎

5) d) Encadrement 0f(x)(xln2)ln20\le f(x)-(x-\ln2)\le\ln2

On a f(x)(xln2)=ln ⁣(1+e2x)f(x)-(x-\ln2)=\ln\!\big(1+e^{-2x}\big). D'après 5.c) cette quantité est >0\gt0, donc 0\ge0. Et pour x0x\ge0, e2x11+e2x2ln ⁣(1+e2x)ln2e^{-2x}\le1\Rightarrow1+e^{-2x}\le2\Rightarrow\ln\!\big(1+e^{-2x}\big)\le\ln2. D'où 0f(x)(xln2)ln2.0\le f(x)-(x-\ln2)\le\ln2. ∎

6) a) Complément graphique

La fonction ff est paire : sa courbe (Cf)(\mathscr C_f) est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées (Oy)(Oy). On complète donc (Cf)(\mathscr C_f) sur ],0]]-\infty,0] par symétrie de la partie tracée sur [0,+[[0,+\infty[, et l'on trace (Δ):y=xln2(\Delta'):y=-x-\ln2, symétrique de (Δ)(\Delta) par rapport à (Oy)(Oy). ∎

1 2 −1 −2 1 2 −1 x y O Δ : y = x − ln 2 Δ' : y = −x − ln 2 (𝒞_f)

6) b) Encadrement de l'aire A\mathscr A

Sur [0,1][0,1], (Cf)(\mathscr C_f) est au-dessus de (Δ)(\Delta), donc A=01[f(x)(xln2)]dx  (u.a.).\mathscr A=\int_{0}^{1}\big[f(x)-(x-\ln2)\big]\,dx\ \ (\text{u.a.}). D'après 5.d), pour tout x[0,1]x\in[0,1] : 0f(x)(xln2)ln20\le f(x)-(x-\ln2)\le\ln2. En intégrant sur [0,1][0,1] (de longueur 11), par croissance de l'intégrale : 001[f(x)(xln2)]dxln2×1,soit0Aln2.0\le\int_{0}^{1}\big[f(x)-(x-\ln2)\big]\,dx\le\ln2\times1,\qquad\text{soit}\qquad 0\le\mathscr A\le\ln2. ∎

7) a) Réciproque φ1\varphi^{-1} et intervalle JJ

ff est continue et strictement croissante sur [0,+[[0,+\infty[, donc φ\varphi réalise une bijection de [0,+[[0,+\infty[ sur J=φ([0,+[)=[φ(0), limx+φ(x)[.J=\varphi\big([0,+\infty[\big)=\Big[\varphi(0),\ \lim_{x\to+\infty}\varphi(x)\Big[. Or φ(0)=f(0)=0ln2+ln(1+e0)=ln2+ln2=0\varphi(0)=f(0)=0-\ln2+\ln(1+e^{0})=-\ln2+\ln2=0 et limx+φ(x)=+\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\varphi(x)=+\infty. Donc J=[0,+[J=[0,+\infty[, et φ\varphi admet une fonction réciproque φ1\varphi^{-1} définie sur J=[0,+[J=[0,+\infty[. ∎

7) b) φ1 ⁣(ln54)=ln2\varphi^{-1}\!\left(\ln\tfrac54\right)=\ln2

Comme ln2[0,+[\ln2\in[0,+\infty[, calculons φ(ln2)=f(ln2)\varphi(\ln2)=f(\ln2) : f(ln2)=ln2ln2+ln ⁣(1+e2ln2)=ln ⁣(1+14)=ln54.f(\ln2)=\ln2-\ln2+\ln\!\big(1+e^{-2\ln2}\big)=\ln\!\left(1+\tfrac14\right)=\ln\tfrac54. Donc φ(ln2)=ln54\varphi(\ln2)=\ln\tfrac54, d'où φ1 ⁣(ln54)=ln2\varphi^{-1}\!\left(\ln\tfrac54\right)=\ln2. ∎

7) c) Dérivabilité de φ1\varphi^{-1} en ln54\ln\tfrac54

φ\varphi est dérivable en ln2\ln2 et φ(ln2)=f(ln2)=g(ln2)1+e2ln2=e2ln211+e2ln2=411+4=350\varphi'(\ln2)=f'(\ln2)=\dfrac{g(\ln2)}{1+e^{2\ln2}}=\dfrac{e^{2\ln2}-1}{1+e^{2\ln2}}=\dfrac{4-1}{1+4}=\dfrac35\neq0.

Comme φ(ln2)0\varphi'(\ln2)\neq0 et φ(ln2)=ln54\varphi(\ln2)=\ln\tfrac54, la fonction φ1\varphi^{-1} est dérivable en ln54\ln\tfrac54 et (φ1) ⁣(ln54)=1φ(ln2)=13/5=53.\big(\varphi^{-1}\big)'\!\left(\ln\tfrac54\right)=\frac{1}{\varphi'(\ln2)}=\frac{1}{3/5}=\frac53. ∎

Énoncé — Partie III

On considère la suite numérique (un)(u_n) définie par u0=ln2u_0=\ln2 et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) pour tout nNn\in\mathbb N.

1) Montrer par récurrence que 0unln20\le u_n\le\ln2 pour tout nNn\in\mathbb N.
2) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante (on peut utiliser la question 5.b de la partie II).
3) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente et déterminer sa limite.

Voir la solution — Partie III

1) Encadrement 0unln20\le u_n\le\ln2

Initialisation : u0=ln2u_0=\ln2, et comme ln2>0\ln2\gt0, on a bien 0u0ln20\le u_0\le\ln2 : vrai au rang 00.

Hérédité : supposons 0unln20\le u_n\le\ln2. Sur [0,+[[0,+\infty[, ff est croissante, et [0,ln2][0,+[[0,\ln2]\subset[0,+\infty[, donc f(0)f(un)f(ln2),soit0un+1ln54,f(0)\le f(u_n)\le f(\ln2),\qquad\text{soit}\qquad 0\le u_{n+1}\le\ln\tfrac54, car f(0)=0f(0)=0 et f(ln2)=ln54f(\ln2)=\ln\tfrac54. Or 54<2ln54<ln2\dfrac54\lt2\Rightarrow\ln\tfrac54\lt\ln2, donc 0un+1ln54ln20\le u_{n+1}\le\ln\tfrac54\le\ln2.

Par récurrence, 0unln20\le u_n\le\ln2 pour tout nNn\in\mathbb N. ∎

2) (un)(u_n) est décroissante

D'après 5.b) de la partie II, pour tout x[0,+[x\in[0,+\infty[ : f(x)xf(x)\le x. Comme un[0,ln2][0,+[u_n\in[0,\ln2]\subset[0,+\infty[, un+1=f(un)un.u_{n+1}=f(u_n)\le u_n. Donc (un)(u_n) est décroissante. ∎

3) Convergence et limite

La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 00 : elle est donc convergente. Notons \ell sa limite, avec 0ln20\le\ell\le\ln2. La fonction ff étant continue et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), la limite \ell vérifie f()=f(\ell)=\ell. Or, d'après 5.a), la seule solution de f(x)=xf(x)=x est x=0x=0. Donc limn+un=0.\boxed{\lim_{n\to+\infty}u_n=0.} ∎

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