1ʳᵉ Bac · Sciences Maths · Chapitre 1
QCM — Notions de logique
Propositions, quantificateurs ∀ ∃, connecteurs ∧ ∨ ⇒ ⇔, négation, lois logiques (De Morgan, contraposée) et les grands types de raisonnement. Questions auto-corrigées avec correction détaillée.
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Question 1 / 22
Une proposition mathématique est un énoncé :
Réviser : les 22 questions et leur corrigé
Le corrigé complet de ce QCM, question par question — la bonne réponse est surlignée en vert, suivie d'une remarque. Pratique pour réviser ou vérifier après avoir répondu.
Question 1
Une proposition mathématique est un énoncé :
- Atoujours vrai
- ✓auquel on peut attribuer une seule valeur de vérité : vrai ou faux
- Cqui contient au moins une variable
- Dqui est soit une question, soit une affirmation
Remarque
Une proposition est un énoncé auquel on attribue une unique valeur de vérité (V ou F). « \(x>1\) » n'en est pas une (sa vérité dépend de \(x\)), ni une question.
Question 2
Parmi ces énoncés, lequel n'est pas une proposition ?
- A\(2+3=5\)
- B\(7\) est un nombre pair
- ✓\(x^2-1=0\)
- D\(\sqrt2\) est irrationnel
Remarque
« \(x^2-1=0\) » dépend de la variable libre \(x\) : c'est une fonction propositionnelle \(P(x)\), pas une proposition, tant qu'on n'a pas fixé \(x\) ni mis un quantificateur.
Question 3
Le principe du tiers exclu affirme que, pour toute proposition \(P\) :
- A\(P\wedge\overline P\) est toujours vraie
- ✓\(P\vee\overline P\) est toujours vraie
- C\(P\) est toujours vraie
- D\(P\Rightarrow\overline P\) est toujours vraie
Remarque
\(P\vee\overline P\) est toujours vraie (tiers exclu) ; \(P\wedge\overline P\) est toujours fausse (non-contradiction).
Question 4
La négation de la proposition « \(x\ge 1\) » est :
- A\(x\le 1\)
- B\(x>1\)
- ✓\(x<1\)
- D\(x\neq 1\)
Remarque
La négation de \(x\ge 1\) est \(x<1\) (le contraire de « supérieur ou égal » est « strictement inférieur »).
Question 5
La négation de « \(\forall x\in\mathbb{R},\ P(x)\) » est :
- A\(\forall x\in\mathbb{R},\ \overline{P(x)}\)
- ✓\(\exists x\in\mathbb{R},\ \overline{P(x)}\)
- C\(\exists x\in\mathbb{R},\ P(x)\)
- D\(\forall x\in\mathbb{R},\ P(x)\)
Remarque
Nier une proposition quantifiée échange le quantificateur et nie le prédicat : \(\overline{\forall x,\ P(x)}=\exists x,\ \overline{P(x)}\).
Question 6
La négation de « \(\exists x\in\mathbb{R},\ x^2=x\) » est :
- ✓\(\forall x\in\mathbb{R},\ x^2\neq x\)
- B\(\exists x\in\mathbb{R},\ x^2\neq x\)
- C\(\forall x\in\mathbb{R},\ x^2= x\)
- D\(\exists x\in\mathbb{R},\ x^2\le x\)
Remarque
\(\overline{\exists x,\ x^2=x}=\forall x,\ x^2\neq x\). Le \(\exists\) devient \(\forall\) et l'égalité est niée.
Question 7
Laquelle de ces propositions est vraie ?
- A\(\exists y\in\mathbb{R},\ \forall x\in\mathbb{R},\ y>x\)
- ✓\(\forall x\in\mathbb{R},\ \exists y\in\mathbb{R},\ y>x\)
- C\(\forall x\in\mathbb{R},\ x^2=2\)
- D\(\exists x\in\mathbb{Q},\ x^2=2\)
Remarque
\(\forall x,\ \exists y,\ y>x\) est vraie (prendre \(y=x+1\)). L'ordre compte : \(\exists y,\ \forall x,\ y>x\) est fausse (aucun \(y\) ne dépasse tous les réels).
Question 8
La proposition « \(\exists x\in\mathbb{Q},\ x^2=2\) » est :
- Avraie, car \(x=\sqrt2\)
- ✓fausse, car \(\sqrt2\notin\mathbb{Q}\)
- Cvraie, car \(x=1{,}414\)
- Dindéterminée
Remarque
Le domaine fait partie de l'énoncé : \(\sqrt2\) est irrationnel, donc aucun rationnel n'a pour carré \(2\). La proposition est fausse sur \(\mathbb{Q}\) (mais vraie sur \(\mathbb{R}\)).
Question 9
La conjonction \(P\wedge Q\) est vraie :
- Adès que \(P\) ou \(Q\) est vraie
- ✓uniquement quand \(P\) et \(Q\) sont vraies toutes les deux
- Cuniquement quand \(P\) et \(Q\) sont fausses
- Dtoujours
Remarque
« et » : \(P\wedge Q\) n'est vraie que si les deux sont vraies simultanément.
Question 10
La disjonction \(P\vee Q\) est fausse :
- ✓uniquement quand \(P\) et \(Q\) sont fausses toutes les deux
- Bdès que l'une des deux est fausse
- Cuniquement quand \(P\) et \(Q\) sont vraies
- Djamais
Remarque
Le « ou » mathématique est inclusif : \(P\vee Q\) n'est fausse que si \(P\) et \(Q\) sont fausses ensemble.
Question 11
L'implication \(P\Rightarrow Q\) est fausse dans le seul cas où :
- A\(P\) est fausse et \(Q\) vraie
- ✓\(P\) est vraie et \(Q\) fausse
- C\(P\) et \(Q\) sont fausses
- D\(P\) et \(Q\) sont vraies
Remarque
\(P\Rightarrow Q\) n'est fausse que lorsque l'hypothèse \(P\) est vraie mais la conclusion \(Q\) est fausse ; elle est vraie dans tous les autres cas.
Question 12
Si \(P\) est fausse, alors \(P\Rightarrow Q\) est :
- Afausse
- ✓vraie, quelle que soit \(Q\)
- Cvraie seulement si \(Q\) est vraie
- Dindéterminée
Remarque
« Le faux implique n'importe quoi » : dès que \(P\) est fausse, \(P\Rightarrow Q\) est vraie. Ainsi \(2<0\Rightarrow 3=7\) est vraie.
Question 13
La contraposée de l'implication \(P\Rightarrow Q\) est :
- A\(Q\Rightarrow P\)
- B\(\overline P\Rightarrow\overline Q\)
- ✓\(\overline Q\Rightarrow\overline P\)
- D\(P\Rightarrow\overline Q\)
Remarque
La contraposée est \(\overline Q\Rightarrow\overline P\) ; elle est équivalente à \(P\Rightarrow Q\). À ne pas confondre avec la réciproque \(Q\Rightarrow P\).
Question 14
La réciproque de « \(x=2\Rightarrow x^2=4\) » est :
- Avraie
- ✓fausse, car \(x=-2\) est un contre-exemple
- Céquivalente à l'implication de départ
- Dsans réciproque
Remarque
La réciproque « \(x^2=4\Rightarrow x=2\) » est fausse : \(x=-2\) vérifie \(x^2=4\) mais pas \(x=2\).
Question 15
L'équivalence \(P\Leftrightarrow Q\) est logiquement identique à :
- A\(P\Rightarrow Q\)
- ✓\((P\Rightarrow Q)\wedge(Q\Rightarrow P)\)
- C\((P\Rightarrow Q)\vee(Q\Rightarrow P)\)
- D\(P\wedge Q\)
Remarque
Prouver une équivalence, c'est prouver les deux implications : le sens direct \(P\Rightarrow Q\) et la réciproque \(Q\Rightarrow P\).
Question 16
D'après les lois de De Morgan, \(\overline{P\wedge Q}\) équivaut à :
- A\(\overline P\wedge\overline Q\)
- ✓\(\overline P\vee\overline Q\)
- C\(P\vee Q\)
- D\(\overline P\Rightarrow\overline Q\)
Remarque
De Morgan : nier une conjonction donne une disjonction des négations : \(\overline{P\wedge Q}=\overline P\vee\overline Q\).
Question 17
La négation de « \(x\ge 0\) et \(x\le 1\) » est :
- A\(x<0\) et \(x>1\)
- ✓\(x<0\) ou \(x>1\)
- C\(x\le 0\) ou \(x\ge 1\)
- D\(0<x<1\)
Remarque
Par De Morgan, on échange « et » ↔ « ou » et on nie chaque morceau : \(\overline{x\ge 0}\) est \(x<0\), \(\overline{x\le 1}\) est \(x>1\), reliés par « ou ».
Question 18
L'implication \(P\Rightarrow Q\) est équivalente à :
- ✓\(\overline P\vee Q\)
- B\(P\wedge\overline Q\)
- C\(P\vee\overline Q\)
- D\(\overline P\wedge Q\)
Remarque
\((P\Rightarrow Q)\Leftrightarrow(\overline P\vee Q)\). D'ailleurs sa négation est \(\overline{P\Rightarrow Q}=P\wedge\overline Q\).
Question 19
Pour montrer qu'une proposition « \(\forall x\in E,\ P(x)\) » est fausse, il suffit de :
- Avérifier \(P(x)\) pour quelques valeurs
- ✓exhiber un seul \(x_0\) tel que \(P(x_0)\) soit fausse
- Craisonner par récurrence
- Dprouver \(\overline{P(x)}\) pour tout \(x\)
Remarque
Un seul contre-exemple \(x_0\) suffit à réfuter un énoncé universel : par exemple \(3\) n'est pas somme de deux carrés.
Question 20
Le raisonnement adapté pour prouver « si \(n^2\) est pair alors \(n\) est pair » est :
- Ale raisonnement direct
- ✓la contraposée : « si \(n\) impair alors \(n^2\) impair »
- Cun contre-exemple
- Dla récurrence
Remarque
La contraposée « \(n\) impair \(\Rightarrow n^2\) impair » est plus maniable : \(n=2k+1\Rightarrow n^2=2(2k^2+2k)+1\), impair.
Question 21
Le raisonnement par récurrence sur \(\mathbb{N}\) repose sur :
- Al'initialisation seule
- Bl'hérédité seule
- ✓l'initialisation \(P(n_0)\) ET l'hérédité \(P(n)\Rightarrow P(n+1)\)
- Dla vérification pour tout \(n\)
Remarque
Les deux étapes sont indispensables : on amorce en \(n_0\) puis on propage. L'une sans l'autre ne prouve rien.
Question 22
La propriété « \(2^n\) est divisible par \(3\) » est héréditaire mais fausse pour tout \(n\). Cela montre que :
- Ala récurrence est une méthode peu fiable
- ✓sans initialisation vérifiée, l'hérédité ne prouve rien
- C\(2^n\) est parfois divisible par \(3\)
- Dl'hérédité est inutile
Remarque
Si \(3\mid 2^n\) alors \(3\mid 2^{n+1}=2\cdot 2^n\) : l'hérédité tient. Mais \(P(0)\) est fausse, donc \(P(n)\) est fausse partout. L'initialisation est essentielle.
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